L’ex-ministre des Travaux Publics, Bounda Balonzi Léon Armel dans la tourmente.

Le tribunal correctionnel spécialisé de Libreville a tenu une audience mouvementée le vendredi 19 décembre 2025, impliquant l’ex-ministre des Travaux Publics, Bounda Balonzi Léon Armel, et son coaccusé, Moussavou Abdel, directeur général de la société ZEN BTP. Les deux hommes sont poursuivis pour blanchiment de capitaux, violation des procédures d’octroi des marchés publics et association de malfaiteurs.
L’audience a débuté par l’appel des accusés à la barre et la lecture de l’arrêt de renvoi, qui rappelait les chefs d’accusation. Le juge a ensuite ouvert les débats, donnant la parole à Bounda pour faire sa biographie. L’ex-ministre a affirmé avoir respecté toutes les étapes de passation des marchés publics, mais le juge a pointé du doigt le choix de donner le marché à ZEN BTP, qui a demandé 3 milliards pour la construction du marché de Potos à Franceville, alors que SOCOBA avait proposé 900 millions.
Bounda a justifié son choix par l’expérience et la capacité de ZEN BTP, mais le juge a souligné que ZEN BTP n’est pas connue des fichiers de l’État gabonais. L’ex-ministre a également reconnu avoir été instruit par Ian Ngoulou pour donner le marché à Moussavou, et a avoué être « redevable » envers Ngoulou pour sa nomination en tant que ministre.
Le Ministère public a demandé la confiscation des biens de l’ex-ministre, une amende de 110 millions de francs CFA et 4 ans d’emprisonnement ferme. Les avocats de la défense ont plaidé l’incompétence du tribunal et la non-réalisation des travaux publics, mais le délibéré a été renvoyé au 9 janvier 2026.
Cette affaire met en lumière les soupçons de corruption et de détournement de fonds publics qui pèsent sur l’ex-ministre et son coaccusé. La justice gabonaise a désormais la lourde tâche de déterminer les responsabilités et de rendre justice.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *