La campagne électorale pour les législatives et locales 2025 a franchi une étape importante avec la diffusion, ce dimanche, de la deuxième émission-débat consacrée aux projets des candidats. Retransmise en direct sur Gabon Télévision, Radio Gabon et Gabon 24, l’émission a réuni plusieurs figures politiques issues de différentes formations, sous la modération de Marielle Biyogou et Arnaud Ondo Engozogho. Placée sous le thème « Les enjeux des élections locales », elle a bénéficié des éclairages du Pr Joseph Marie-John Nambo et du Dr Wora, invités en qualité d’experts.
Parmi les candidats présents figuraient Jean Gaspard Ntoutoume Ayi (Union nationale), Eric Simon Zue (Parti démocratique gabonais), Anges Kevin Nzigou (Front démocratique socialiste), Alain Mouagoudi (Parti national pour le travail et le progrès), Haresse Kengue (Mouvement HK6) ainsi que le Pasteur Désiré Mounanga. Cette rencontre, organisée par la Haute Autorité de la Communication (HAC) via la Commission d’égal accès aux médias publics, visait à offrir une plateforme de visibilité équitable aux différents acteurs politiques en lice.
À quelques jours du premier tour prévu le 27 septembre — le second étant fixé au 11 octobre — le débat a constitué un rendez-vous stratégique. Les électeurs ont pu comparer les propositions des candidats autour de thèmes majeurs : gouvernance locale, développement économique et social, amélioration des services publics, infrastructures de proximité, mais aussi transparence dans la gestion des ressources. Une nouveauté a également marqué les discussions : la représentation des Gabonais de l’étranger, avec deux sièges réservés pour la diaspora, l’un en Afrique et l’autre hors du continent.
Cependant, malgré l’importance de cette confrontation d’idées, des limites ont été relevées par certains participants. Le temps réduit accordé aux interventions a parfois empêché d’approfondir les sujets ou de répondre pleinement aux critiques. Dans ce contexte, les électeurs restent attentifs non seulement aux promesses avancées mais aussi à la crédibilité du processus électoral, notamment en matière de transparence, de financement des campagnes et d’organisation du scrutin. Ces éléments pèseront sans doute dans le choix final des Gabonais lors des échéances à venir.

