La Mairie du 5e arrondissement de la Commune de Libreville a servi de cadre le mercredi 3 septembre 2025 à l’Atelier de sensibilisation des leaders communautaires sur l’éducation à la santé et au bien-être. C’était en présence du Secrétaire général de ladite Mairie, Norbert Essonne Mba et de la Responsable du programme O3 au Bureau de l’UNESCO à Libreville, Marie-Louise Benedicta Boutamba.
En effet, l’éducation à la santé et au bien-être est un bouclier scientifique pour protéger les enfants des grossesses précoces, des IST/VIH/Sida, des violences basées sur le genre et des drogues. Car, les chiffres que nous livrent les études sont un cri d’alarme pour le Gabon avec 81% des filles-mères qui voient leur avenir brisé par des grossesses précoces, une prévalence du VIH chez les jeunes 15-24 ans à 1,4% et enfin 36,2% des violences en milieu scolaire de nature sexuelle, tandis que 40,6% de ces violences naissent au sein des foyers.
Aussi, l’objectif de l’atelier était de permettre aux leaders communautaires que sont les chefs des quartiers, les responsables des associations et les parents de comprendre ce qu’est l’éducation à la santé, d’identifier les principaux défis sanitaires au sein de leur environnement communautaire. Car, l’éducation c’est transmettre des valeurs importantes, des valeurs cardinales, des valeurs sociétales, des valeurs traditionnelles qui permettent de faire des choix éclairés pour avoir une santé épanouie et un meilleur bien-être, de se protéger mais aussi de prévenir tout type de danger.
« Je propose de sceller trois pactes : Le serment de la vérité, le serment de la protection, le serment de l’avenir » a déclaré Marie-Louise Benedicta Boutamba.
Par ailleurs, les participants ont échangé et donné leurs avis motivés afin d’être des relais de ces valeurs auprès des jeunes dans les quartiers. Pour les chefs des quartiers considérés comme les piliers de nos communautés, les gardiens de nos valeurs, leur engagement s’articule autour de la légitimation de l’éducation à la santé et au bien-être en conciliant les messages de santé publiques avec nos traditions et croyances, de la mobilisation des familles et associations et toute la communauté pour créer un front uni contre les violences et les abandons scolaires, d’incarner les ambassadeurs du programme « Nos droits, nos vies, notre avenir » dans leurs territoires.
« Je voudrais que la révolution silencieuse (celle où chaque leader devient un rempart contre l’ignorance, un phare pour nos jeunes, et un artisan de l’espoir) soit bruyante afin de renverser la tendance car les chiffres sont alarmants. L’urgence est là ! » a déclaré Norbert Essonne Mba.
Gageons qu’avec leur engagement, leaders communautaires écriront une nouvelle page de la protection de notre jeunesse.

