Faut-il se réjouir de la formation du gouvernement en place? C’est la question à poser à la première ministre, Edith Cresson du Gabon. Il est certain qu’elle ne sera pas à l’aise avec cette interrogation car, ce gouvernement ne porte nullement son empreinte. Par conséquent, il est évident que les membres qui y figurent ne lui rendront pas toujours compte de leurs actions qu’elle devra pourtant assumer.
La Constitution de la République gabonaise est claire. L’article 15 dispose que » sur proposition du Premier ministre, il (le président de la République) nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions… ». Dans les choix qui ont été faits, qui parmi les ministres sélectionnés peuvent être identifiés comme étant proche du premier ministre? De tout son parcours, devrait-on croire qu’Edith Cresson du Gabon n’a pas un collègue ou un ami compétent qu’elle pouvait placer au gouvernement?
C’est dire toute l’imposture qu’il y a dans le choix de sa personne à ce poste. Si à ce niveau de responsabilité on ne parvient pas à trouver dans son environnement immédiat dix ou quinze noms qui peuvent directement répondre pour nous, c’est qu’on n’est pas à la bonne place. Comment veut-on diriger un gouvernement dont on n’a pas la pleine maîtrise? Surtout qu’il est connu que les heureux élus n’écoutent que leurs autorités de nomination.
La cerise sur le gâteau est la reconduction de Vincent Massassa au même poste dans son gouvernement alors qu’elle s’était indignée et offusquée de son comportement inacceptable. L’histoire raconte que ce dernier avait tenté de la corrompre avec un sac d’argent. Elle s’en était plainte chez le président de la République. Non seulement il n’avait pas été limogé, mais en plus il est confirmé. C’est dire toute la considération. Pour un pouvoir qui dit lutter contre la corruption, voici un bel exemple de démagogie.
Edith Cresson du Gabon ne pouvait pas subir meilleure humiliation que celle-là. Cela voudrait également dire que ce coup tordu du ministre du pétrole venait de ceux qui ont maintenu Vincent Massassa au gouvernement. C’est dire qu’elle n’est ni en sécurité ni apprécié par ces manoeuvriers tapis dans l’ombre. Sinon, pourquoi lui avoir tendu un piège de cette nature?
La sérénité n’est pas de mise dans cet attelage du pouvoir. Et c’est bien dommage car cela donnera de l’espace à l’adversaire qui a déjà annoncé les couleurs.
Enfin, l’ultime question à se poser est de savoir pour quels objectifs ou missions Edith Cresson du Gabon a été choisie ou maintenue à la tête du gouvernement. A la vérité des actes posés, il sera difficile de dire que c’est pour le développement du Gabon ou le bien-être des populations. C’est plutôt sa capacité à se compromettre qui plaît comme sa passivité face à l’inacceptable. Or, il est des fois où il faut savoir quitter la fête avant qu’elle ne vous quitte, disait le premier ministre Kengo Wa Dondo du Zaïre de Mobutu.
Du gouvernement d’Édith Cresson du Gabon, il n’y a rien à attendre de sérieux.
Par Télesphore Obame Ngomo
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