Depuis quelques jours, le journaliste Jonas Moulenda poste des vidéos assez explicatives. Il évoque la piste de sacrifices rituels après une vague d’enlèvements et de meurtres d’enfants. Il évoque une nouvelle criminalité, qui a fait de nombreuses victimes. Le Gabon doit faire face à une nouvelle criminalité à travers ce phénomène très préoccupant et d’une extrême gravité d’enlèvements d’enfants. La plupart des enfants enlevés sont retrouvés morts mutilés, avec la disparition de leurs parties génitales ou décapités.
Comment est-ce possible, dans la mesure où il travaille en étroite collaboration avec quelqu’un de la Présidence de la République. Un élément avec qui, ils décident de ce qui se passe au bord de mer.
Les rumeurs disent que l’ancien directeur de cabinet du Président de la République, Maixent Accrombessi est de retour sur Libreville après son AVC survenu au même moment que celui du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba (coïncidence ?).
Oui, au moment où l’on parle Accrombessi ne serait plus au Benin, mais bel et bien dans la capitale Gabonaise. En effet, ces derniers jours, des cas de violence tels que les enlèvements, les meurtres et les kidnappings sont d’une fréquence répétitive au Gabon (coïncidence). Une situation qui suscite un sentiment d’insécurité chez la population. C’est certainement pourquoi depuis une semaine, les crimes rituels sont de nouveau à la une. Les rumeurs disent que des tueurs ont été lâchés dans les différentes provinces du pays.
Le kidnapping avéré ou non du petit garçon de Bitam, Rinaldi Ngoua Abagha, qui est le dernier d’une série d’enlèvements d’enfants, remet sur la table le sentiment d’insécurité qui sévit ces derniers temps au Gabon. Personne n’a vu qui avait emporté l’enfant. En effet, en l’intervalle de quelques jours, d’autres cas d’enlèvements ont été rapportés, il s’agit de deux garçons qui sont aujourd’hui recherchés.
Si aucun suspect n’a été appréhendé et si aucune piste ne semble encore privilégiée, la psychose fait ressurgir le fantasme de sombres crimes rituels. Des observateurs de plus en plus nombreux soutiennent que le mobile de ces meurtres est sacrificiel. La réalité est celle-ci, les tueurs sillonnent les cimetières, circulent dans de faux taxis, et voiture haut de gamme. Les rumeurs disent même que des initiés vaudou auraient ordonné au Président de la République de commanditer un certain nombre de sacrifices humains, afin qu’Ali Bongo Ondimba se maintien au pouvoir et pour que son fils puisse prendre sa succession.
C’est sans doute cette situation qui créer ce climat d’insécurité aggravé, déclenchant la panique dans la population. En effet, ce n’est plus le moment de monter dans un taxi bêtement ou de faire confiance aveuglement à n’importe qui. Une psychose répétée de la rue à la radio, des foyers aux journaux, et finissant inévitablement sur les réseaux sociaux, où les rumeurs viennent se mêler aux faits avérés. Le gouvernement semble ne pas avoir pris conscience du désarroi de la population.
C’est dire que l’initiative de Jonas Moulenda est louable, malheureusement, tous les Gabonais ne sont pas nantis d’une connexion internet. Il revient donc particulièrement aux journalistes de relayer l’information pour une prise de conscience collective de la situation qui prévaut.
Force est de constater qu’aujourd’hui, les populations vivent dans le chao avec notamment l’existence de réseaux dans lesquels les garçons comme les filles sont payés pour des basses besognes. Désormais, les ballades en solo sont proscrites. Les tueurs sont partout. Il faut faire attention, même votre ami peut être votre bourreau. Tenaillés par la peur, de nombreux parents gardent leurs enfants à la maison.
Parlant des deux garçons disparus, Jonas Moulenda rajoute qu’ils ont été tué dans une plantation alors qu’ils y exécutaient des travaux. Les corps de ces derniers ont été retrouvés mutilés : les têtes tranchées ou des organes en moins.
Cette succession d’événements des rapts d’enfants suivis de meurtres est ignoble, c’est inacceptable et le Gabon ne saurait tolérer cela. Il faut que ça s’arrête.
Les populations peuvent organiser des marches pour protester contre ces rapts et exorciser une psychose étouffante.
Pourquoi ne pas créer une task force pour lutter contre la recrudescence des kidnappings d’enfant. Le sentiment d’insécurité ne saurait prospérer. Face à cette atteinte grave aux droits de l’Enfant, les autorités gabonaises doivent renforcer la sécurité des enfants à partir de la maison, sécuriser les espaces de jeu des enfants et permettre aux parents d’organiser leur surveillance.
Quoi qu’il en soit, l’heure est grave, et gare à la voiture noire !

