la PJ démantèle un réseau de proxénétisme actif sur les réseaux sociaux.

La Police judiciaire (PJ) a mis fin aux agissements d’un vaste réseau de proxénétisme opérant principalement sur les réseaux sociaux. Selon l’Agence gabonaise de presse, cette organisation illégale réunissait de jeunes adultes et des administrateurs de groupes de “placements” à caractère sexuel, attirant un nombre important de clients. L’enquête a révélé que trois téléphones seulement ont permis d’identifier des groupes totalisant jusqu’à 13 282 abonnés, illustrant l’ampleur de cette activité clandestine.

Les investigations ont également mis en lumière des aspects inquiétants sur le plan sanitaire. Certains suspects, âgés d’environ 20 ans, ont été interpellés en tenue indécente et testés positifs au VIH, exposant ainsi leurs partenaires à un risque élevé de contamination. La PJ souligne que cette situation renforce l’urgence de lutter contre ce type de réseaux, qui prospèrent grâce à l’anonymat et la rapidité des échanges en ligne.

Lors des interrogatoires, les mis en cause ont reconnu les faits. Une jeune femme arrêtée a expliqué avoir rejoint ces activités pour subvenir aux besoins de ses trois enfants. Un proxénète a, quant à lui, détaillé les tarifs pratiqués : entre 5 000 et 20 000 francs CFA la nuit, selon les prestations. Ces témoignages mettent en évidence la dimension sociale et économique qui pousse certaines personnes vers ce type de pratiques.

Déterminée à faire respecter l’article 407 du Code pénal, la PJ envisage de publier la liste complète des abonnés à ces groupes, sans distinction de statut social. Une mesure dissuasive qui, selon les autorités, pourrait freiner l’expansion de ce phénomène et décourager toute récidive. Les enquêtes se poursuivent pour identifier d’autres acteurs impliqués et assécher durablement ces réseaux.

 

 

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