La mort tragique d’ un enseignant relance relance le débat sur la sécurité publique

La mort de Jean Firmin Moutimba, enseignant d’anglais au lycée de Sibang, a suscité une vive émotion au sein de la communauté éducative gabonaise. Âgé d’une cinquantaine d’années, il a succombé vendredi dernier à ses blessures, après avoir été agressé à la machette en décembre 2024 au quartier Montalier, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville. L’homme avait été plongé dans un coma profond depuis l’attaque, un drame qui met une fois de plus en lumière l’insécurité grandissante dans certains quartiers de la capitale.

Le quartier Montalier semble désormais porter la réputation d’une zone de non-droit, selon plusieurs habitants. La violence dont a été victime le professeur Moutimba témoigne d’une situation où les badauds et malfaiteurs opèrent en toute impunité. Cette tragédie relance les interrogations sur la capacité des autorités à sécuriser ces zones reculées, où les habitants se sentent abandonnés. Les témoignages révèlent une montée en flèche des agressions nocturnes, rendant les déplacements quasi impossibles après 22 heures.

La recrudescence de l’insécurité à Libreville, notamment dans les quartiers populaires, est devenue une source d’inquiétude majeure. Cette situation pose la question de la responsabilité des forces de l’ordre et des pouvoirs publics face à la protection des citoyens. Les habitants du Grand Libreville appellent à un renforcement des patrouilles de sécurité et à l’instauration de mesures concrètes pour endiguer ce fléau qui met en péril la vie de nombreux Gabonais.

La disparition de Jean Firmin Moutimba représente également une perte considérable pour le secteur éducatif gabonais. Alors que le pays fait déjà face à un manque criant d’enseignants qualifiés, cet événement tragique vient creuser davantage le fossé. Les élèves, privés de leur professeur, et ses collègues endeuillés se retrouvent confrontés à une situation difficile, tout comme sa famille, dévastée par cette disparition brutale.

Ce drame rappelle l’urgence d’agir pour garantir la sécurité dans les quartiers de Libreville. Les citoyens, les autorités locales et les organisations de la société civile doivent unir leurs efforts pour enrayer cette spirale de violence. Jean Firmin Moutimba laisse derrière lui un héritage d’engagement envers l’éducation et une famille meurtrie, mais son histoire doit devenir un symbole d’espoir et de lutte pour un Gabon plus sûr.

Paul Essonne

Journaliste

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