C’est une étape historique pour la gestion de la capitale gabonaise. Fidèle à ses engagements pris il y a deux semaines, l’Édile de Libreville, Pierre Matthieu OBAME ETOUGHE, a officiellement ouvert le jeudi 18 décembre 2025, les travaux de la Commission Administrative Paritaire (CAP).
Attendue depuis plusieurs années par les partenaires sociaux, cette commission marque le grand retour de l’équité administrative au sein de la « Maison Commune ». En présence de son Deuxième Adjoint, Arsène NKOGHE NZE, et du Secrétaire Général, le Pr Fidèle ALLOGHO-NKOGHE, le Maire a tracé une feuille de route claire : assainir, régulariser et valoriser.
Une traque rigoureuse contre les irrégularités
Loin d’être une simple formalité, cette CAP est un véritable levier de moralisation de la vie publique locale. Les travaux porteront sur :
• Le recensement exhaustif des agents réellement en poste.
• La lutte contre l’absentéisme chronique qui pèse sur la performance des services.
• L’authentification des parchemins pour mettre fin aux échelons injustifiés.
• Le contrôle des avancements exceptionnels afin de revenir à une stricte application de la réglementation.
« La rigueur commence par la vérité du poste. Les chefs de service ne doivent délivrer d’attestations de présence qu’aux agents qui servent réellement la commune », a martelé le premier magistrat de la ville.
Un enjeu de 2 milliards de FCFA pour Libreville
Dans un contexte économique national de contraction budgétaire, cette réforme est cruciale. En corrigeant ces mécanismes non réglementaires et en luttant contre les effectifs pléthoriques, la Mairie projette d’engranger une économie d’environ 2 milliards de Francs CFA.
Ce renflouement des caisses, couplé aux audits financiers et humains déjà annoncés, permettra une gestion plus efficiente et un recouvrement contrôlé des recettes municipales, pour le bénéfice direct des Librevillois.
Source Mairie de Libreville

