Le principal grief exprimé par l’association des commerçants de Koulamoutou, par la voix de son secrétaire général Mahamat, concerne le montant jugé trop élevé des taxes recouvrées par les agents municipaux. Ces prélèvements, selon eux, pèsent lourdement sur l’activité commerciale, déjà fragilisée par le contexte économique actuel. Un climat de défiance semble s’être installé entre les autorités locales et les acteurs économiques.
Réagissant à ces préoccupations, le délégué spécial a tenu à clarifier certains points, notamment sur l’existence d’une taxe liée à la propreté du marché et des espaces commerciaux. Il a affirmé que cette taxe, bien qu’inscrite dans les textes réglementaires, n’a jamais été effectivement mise en œuvre dans la commune. Il a également défendu la légitimité des autres prélèvements, tout en insistant sur la nécessité de maintenir les finances locales à flot pour assurer les services publics de base.
Malgré les tensions, cette rencontre a permis d’ouvrir un dialogue franc entre les deux parties. Les échanges ont posé les jalons d’une collaboration future fondée sur le respect mutuel et la transparence, d’autant plus que plusieurs commerçants restent encore redevables envers la municipalité. Les autorités locales espèrent désormais une meilleure compréhension des obligations fiscales et un apaisement durable du climat socio-économique dans la ville.

