À quelques semaines du scrutin législatif, la tension monte dans le département du Haut-Komo, à Medouneu. Un des candidat déclaré au premier siège, a vu sa candidature rejetée, une décision qu’il a immédiatement contestée en déposant un recours auprès des instances compétentes. Dans une interview accordée à notre correspondant, il est revenu notamment sur ce qu’il qualifie d’« erreurs manifestes » dans le processus de validation des candidatures.
Selon lui, quatre candidatures avaient été régulièrement déposées auprès de la Commission électorale : celles de l’Union des Bâtisseurs (UDB), de l’Alliance Patriotique, de l’Union Nationale et du Parti Démocratique Gabonais (PDG). Pourtant, à la publication officielle des listes, une seule candidature a été retenue, celle de l’UDB, laissant planer le doute sur une éventuelle candidature unique imposée dans cette circonscription.
Le candidat souligne par ailleurs une confusion inédite : sa propre liste, déposée pour la commune, n’a pas été publiée au niveau communal mais au départemental. « Même si on veut bien croire à une erreur, cette situation ressemble davantage à une omission volontaire qu’à une simple maladresse technique », a-t-il déclaré, tout en rappelant que le Gabon est à l’orée de la Cinquième République et que de telles irrégularités ne devraient plus avoir cours.
Le candidat affirme cependant garder confiance dans les institutions. Il attend sereinement la réponse de la Cour constitutionnelle, tout en se préparant à mener campagne dans le cas où son recours aboutirait. « Nous restons régaliens, disciplinés et déterminés », a-t-il insisté.
Son parti, l’Alliance Patriotique, par la voix de son président fondateur, l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima, a d’ailleurs exhorté tous ses candidats à rester mobilisés et prêts pour le scrutin.
Cette situation soulève néanmoins une inquiétude profonde : la perspective d’une élection sans véritable compétition à Medouneu. Une candidature unique, estime ce dernir ne reflète pas l’esprit démocratique et prive les électeurs d’un choix équitable.
Pour lui, la pluralité des candidatures est une garantie de transparence et de légitimité du scrutin. Face à cette controverse, de nombreuses voix s’élèvent déjà dans le Haut-Komo. Selon les propos recueillis, une partie des populations locales affirme qu’elle est prête à boycotter le vote prévu le 27 septembre prochain si la situation persiste et qu’une candidature unique devait être imposée à Medouneu.
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