Grève des greffiers: la justice à l’arrêt.

La justice gabonaise est au bord du chaos. Suite à un incident choquant survenu le 25 février dernier, le Syndicat national des greffiers (SYNAGREF) a décrété un mouvement de grève illimité, plongeant l’ensemble du système judiciaire dans une paralysie sans précédent. Des « journées mortes » sont observées depuis le 27 février dans tous les services de greffe du pays, menaçant de compromettre gravement l’accès à la justice pour des milliers de citoyens.

L’étincelle de cette crise a été un acte de désespoir : une justiciable, exaspérée par des mois d’attente pour un dossier de litige foncier au tribunal de première instance de Libreville, a aspergé des greffières dans leur bureau. Ironie du sort, le dossier crucial n’était même pas en leur possession à ce moment-là. Mais cet événement, bien que regrettable, n’est que la pointe de l’iceberg, révélant une fragilité structurelle et un sous-financement chronique du rôle vital des greffiers.

Le SYNAGREF tire la sonnette d’alarme : le greffier, souvent invisible, est en réalité le pivot essentiel de chaque étape de la procédure judiciaire. De l’enregistrement des affaires civiles au traitement des infractions pénales, de l’assistance aux magistrats instructeurs à l’authentification des débats en audience, leur rôle est absolument indispensable. Sans eux, l’ensemble de la chaîne judiciaire s’effondre.

Les conséquences de cette grève sont déjà dramatiques : des audiences reportées sine die, des dossiers cruciaux non traités, des actes juridiques non enregistrés, et des décisions de justice en suspens. C’est un coup dur porté aux justiciables, dont les droits sont désormais bafoués par un système à l’arrêt. Le courrier adressé aux chefs de juridictions et la saisine du Ministre de la Justice par le SYNAGREF soulignent la gravité de la situation et la détermination du syndicat à faire entendre ses revendications.

Cette mobilisation n’est pas seulement une réaction à un incident isolé ; elle est un test grandeur nature pour la résilience du service public de la justice au Gabon. Elle met en lumière une vérité incontournable : sans ses greffiers, la machine judiciaire ne peut tout simplement pas fonctionner. Le Gabon fait face à une crise judiciaire majeure qui exige une réponse urgente et décisive des autorités pour éviter un effondrement total du système.

Photo Presse judiciaire.



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