Gabon : Les écoutes et l’interception des communications de la République entre de mauvaises mains ?

C’est l’un des grands scandales de la présidence d’Omar Bongo Ondimba. Dans les années 80, la présidence a mis en place le Silam à l’initiative de la DGSE française afin de placer sur écoute de nombreuses personnalités notamment la famille du chef de l’Etat, des responsables politiques, des hommes d’affaires et autres journalistes. Sous couvert de prévenir les conflits au sein de la famille présidentielle élargie et débusquer les initiatives personnelles de ses conseillers, la Présidence a enfreint de nombreux principes démocratiques, avec un objectif : préserver la vie privée du chef de l’Etat.

Défense des libertés et de la vie privée ou nécessité personnelle ? Le débat sur les écoutes téléphoniques agite le Gabon. Il faut dire que le centre d’écoute et de renseignement du Silam est un succès pour le Président de la République. Ce dernier légitime le programme d’écoute sans autorisation judiciaire et met à l’abri de toute poursuite, à la demande expresse du chef de l’Etat, les entreprises de télécommunications qui ont aidé l’Etat à espionner des Gabonais. Se sont des dizaines d’années d’écoutes sans autorisation, où le Président de la République a ordonné secrètement à ces entreprises de mettre sous surveillance des lignes téléphoniques et des connexions informatiques au Gabon sans l’autorisation du ministère de l’intérieur et de la défense, l’état-major en passant par les services spéciaux, qui doivent normalement approuver tout dispositif d’espionnage installé dans le pays. Pour les services, les écoutes établissent l’environnement de leur cible : qui il contacte, quel numéro, à quel endroit. Est-ce à dire que nous vivons désormais sous un régime policier ?

En effet, tout le monde peut-être mis sur écoute pour des affaires en lien avec la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel économique du Gabon, la prévention du terrorisme, la prévention de la criminalité et de la délinquance organisée. Les élites politiques et celles de l’Etat en viennent alors souvent à se confondre, d’autant que l’Etat demeure fermé aux intrus. De même qu’il monopolise la violence légitime, le pouvoir régalien doit limiter les moyens de violer des secrets. Le contrôle des instruments techniques sur et à partir de son territoire devient cruciale. Mais aujourd’hui, la société indienne ClearTrail ambitionne de concurrencer le Silam et de s’emparer du marché de l’espionnage auprès de la Présidence gabonaise. ClearTrail a-t-elle la capacité d’inscrire dans une logique générale l’interception des communications des populations, celle de la vidéosurveillance, des puces RFID, des balises, du développement des capteurs, de la biométrie et des analyses génétiques, de la banalisation des outils d’espionnage, enregistrement ou traitement de l’information confidentielle ? Rappelons que les interceptions de télécommunication servent à des fins multiples.

Aussi, il est important de mettre en place des protections et l’organisation de contre-espionnage ou de contre-piratage.



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Serge Kevin Biyoghe

Rédacteur en Chef, Journaliste-Ecrivain, Sociétaire de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias), membre de la SGDL (Société des Gens De Lettres), membre du SFCC (Syndicat Français de la Critique de Cinéma), membre de l'UDEG (Union Des Écrivains Gabonais).

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