Gabon/Des conditions de travail précaires pour la douane gabonaise.

 Les agents des régies financières de l’Etat travaillent dans des conditions très difficiles. Une randonnée effectuée par notre équipe à l’occasion de la journée Mondiale des douanes commémorée le 28 janvier dernier a permis aux reporters de s’imprégner  des conditions  de travail  sur le terrain.

Au nord par exemple,  plus précisément au bureau central de Bitam qui relève de la direction régionale des Douanes d’Oyem, le constant est désolant. Car l’on découvre que le personnel est logé dans une vieille bâtisse, ce qui est difficile pour les douaniers d’atteindre leur objectif :   L’optimisation des recettes de l’Etat. Il va sans dire que  le développement des échanges internationaux, le trafic des drogues, la lutte contre la contrefaçon, la concurrence déloyale et autres compliquent   le travail des Douanier sur le terrain. Car en matière d’équipement  il y a beaucoup à faire : Les quatre logements  existant à Bitam sont  vétustes et date de l’époque coloniale,  que dire du matériel informatique quasi inexistant, les fournitures de bureaux viennent périodiquement, pas de moyens de locomotion, seule solution les « clandos » pour se rendre dans les  frontières (Gabon- Cameroun- Guinée Equatoriale).

Aux postes frontières  de Billy, Eboro’o, Meyo Kyé et celui de Mebo’o à Bitam, l’application des mesures douanières, a l’heure du numérique est  malheureusement en mode manuel, les agents qui exercent dans ses différents postes éprouvent toutes les difficultés du monde dans leur missions assignés par la tutelle.

Pourtant selon les bordereaux de versement qui parviennent au trésor public : Pour le compte de l’année 2017,  des sources concordantes, Cette unité douanière de Bitam, à elle seule, à fait rentrer dans les caisses de l’Etat 816 millions 973 milles sur les 996 millions 415 milles francs attendus, soit 123, 76% d’excédants (165 558 016 francs cfa).

Au vue de  ses chiffres, le Gouvernement gagnerait à améliorer les conditions de vie et de travail des douaniers  afin que ce bureau central constitue véritablement une niche financière substantielle en cette période de crise consécutive à la chute du baril de pétrole ! Aussi La tutelle devrait-elle  tenir compte de la mise en réseau des services des douanes (vérification des produits qui viennent d’ailleurs),  lesquels permettraient d’avoir une bonne visibilité. Pour votre gouverne la douane  s’est pas seulement les recettes, mais aussi les statistiques.



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Thierry Mebale Ekouaghe

Directeur de publication, membre de l'UPF (Union de la Presse Francophone) section Gabon, Consultant en Stratégie de Communication, Analyste de la vie politique et sociale, Facilitateur des crises.

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