Etat d’urgence / 45 jours de plus au Gabon : les députés gabonais sont-ils encore des élus du peuple ?

La question vaut son pesant d’or, au regard du comportement des élus du peuple et la manière avec laquelle ces derniers valident des textes de lois, qui sont boudés par les populations. En vigueur depuis mars 2020, l’état d’urgence sanitaire liée au Coronavirus vient d’être prorogé par les parlementaires.

Les populations gabonaises vont devoir subir pendant plusieurs mois encore, les mesures restrictives du gouvernement. Adopté lors du Conseil des Ministres du 7 avril dernier, le projet de prorogation de 45 jours supplémentaires voulu par le Ministère de la Santé a trouvé l’assentiment des députés vendredi dernier. Une validation qui a surpris les Gabonais. Dans la mesure où, les pays les plus touchés par cette pandémie sont en train de revoir les différentes mesures instaurées pour permettre aux populations de retrouver une vie normale.

Au Gabon malgré les bons résultats des statistiques du Copil, qui annoncent chaque jour une baisse  du nombre de personnes contaminées, décès et réanimation, le Ministre de la Santé sous de fallacieux prétextes a réussi à convaincre les parlementaires de proroger l’état d’urgence de 45 jours supplémentaires.

Étant désormais une chambre d’enregistrement, ces derniers ont adopté le projet de décret portant prorogation conformément à l’article 6 de l’ordonnance n°00000007/2020 portant modification de certaines dispositions de la loi n° 003/2020 du 11 mai 2020 fixant les mesures de prévention, de lutte et de riposte contre les catastrophes sanitaires, ratifié par la loi n°024/2020, les mesures sanitaires de prévention, de lutte et de riposte contre la Covid-19.

En dehors de la vaccination et des mesures restrictives, le Ministre de la  Santé a-t-il trouvé un autre procédé permettant de juguler la propagation et l’évolution du virus dans le pays ? Quelles sont les mesures d’accompagnement pour les activités de nuit ? Des questions auxquelles les employés et autres propriétaires de bars, motels et boîtes de nuit attendent  de véritables réponses du gouvernement.

Les préoccupations des populations gabonaises  n’étant plus inscrites dans les agendas  des parlementaires, l’on est tenté de se demander si, ces parlementaires représentent encore le peuple au sein de cet hémicycle.

 

Ikoundi Nguema

Journaliste

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