Le plaidoyer en faveur d’un quatrième mandat de Pierre Alain Mounguengui (PAM) repose sur un postulat aussi séduisant que périlleux : celui de l’homme providentiel dont l’absence condamnerait le football gabonais au néant.
Si le curriculum vitæ est éloquent, l’analyse politique impose de regarder au-delà des médailles pour interroger la solidité de l’édifice.
1. Le Piège de la « Diplomatie de Personne »
L’argument selon lequel le Gabon perdrait son influence à la CAF en cas de changement à la tête de la FEGAFOOT est le signe d’une faiblesse structurelle plutôt que d’une force.
• L’influence ne se prête pas, elle se construit :
Une nation qui dépend d’un seul siège pour exister sur la scène continentale est une nation en sursis diplomatique. Le véritable succès d’un dirigeant n’est pas d’occuper un poste à vie, mais de former une relève capable de maintenir cette influence.
• L’institutionnalisation du pouvoir : En liant le prestige du Gabon à un seul individu, on prend le risque de « l’anonymat institutionnel » dès que le cycle biologique ou politique de cet homme prendra fin. L’honneur du dirigeant consiste à rendre son pays influent, pas à se rendre indispensable à son pays.
2. Le Bilan Technique : Des Infrastructures sans Âme ?
Si des sièges de ligues ont été bâtis, le football ne se résume pas à du béton et des rubans inauguraux.
• La réalité du terrain : Quel est l’état réel de notre championnat national ? Quelle est la viabilité économique des clubs dits « professionnels » qui peinent à payer leurs joueurs ?
• La gestion des crises : L’expérience et les réseaux n’ont pas empêché les zones d’ombre qui ont régulièrement entaché la gestion du ballon rond national ces dernières années.
La « structuration réelle » doit se mesurer à la base, dans les écoles de foot et la dignité des acteurs, et non seulement dans les rapports de la FIFA.
3. L’Usure du Pouvoir contre le Renouveau Démocratique
Affirmer qu’on ne dirige pas avec des émotions mais avec de l’expérience est un truisme qui occulte une réalité biologique : l’usure.
• Le cycle des 12 ans : Après trois mandats, l’expérience tend à se transformer en conservatisme. Les réseaux deviennent des rentes de situation. L’autorité reconnue peut glisser vers l’autoritarisme.
• Le choix de l’honneur :
L’honneur, pour un grand commis de l’État ou du sport, est de savoir passer la main au sommet de sa gloire. Prolonger indéfiniment un règne, c’est envoyer le message qu’en 12 ans, aucun autre Gabonais n’a été jugé digne ou capable de succéder au « maître ».
C’est un constat d’échec pour la transmission. »
Jean-Frédéric Ndong Ondo- Acteur politique.
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