Les accusations portent notamment sur des faits de corruption, d’abus de pouvoir et d’extorsion de fonds. Autant de pratiques contraires aux principes d’éthique et aux règles déontologiques qui régissent la magistrature. Si elles sont avérées, elles pourraient entraîner des sanctions allant jusqu’à la révocation.
Les décisions finales seront rendues publiques lors de la prochaine session du Conseil supérieur de la magistrature, présidée par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, également chef supérieur de la magistrature. Cette étape marquera la conclusion d’une procédure visant à renforcer la discipline et la responsabilité au sein du corps judiciaire.
Pour Mme Ayo Mba Akolly, la démarche s’inscrit dans une volonté ferme d’éradiquer les comportements déviants au sein de la justice gabonaise. Elle a souligné que l’objectif est de restaurer la confiance des citoyens dans une institution clé de l’État de droit, en garantissant l’intégrité et l’impartialité des magistrats.
Le secrétariat permanent du CSM, placé sous l’autorité du ministre de la Justice, joue un rôle central dans ce processus. Il assure la mise en état des dossiers disciplinaires et coordonne les services de la Chancellerie impliqués dans l’instruction des affaires.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte de réformes plus larges visant à moderniser et moraliser le système judiciaire gabonais. En engageant des poursuites disciplinaires contre ses propres membres, le CSM envoie un signal fort : la tolérance zéro pour les dérives, même au plus haut niveau de la hiérarchie judiciaire.

