Disparition mystérieuse d’un enfant au Village Mifouma à Ndougou: plusieurs personnes dont le sous-préfet placées sous mandat de dépôt.

L’affaire sur la disparition d’un enfant au village Mifouma, à Ndougou, non loin de la commune d’Omboué, vient de prendre une nouvelle tournure avec l’interpellation de six personnes, dont le sous-préfet de la contrée. Seuls le père et la mère de l’enfant, porté disparu depuis le 19 juin dernier, ont été épargnés par la justice.
Les mis en cause sont accusés présumés d’avoir entraîné la mort de Rufin Nkoma, chef de regroupement, suite à un passage à tabac infligé à ce dernier qui admettait être l’auteur de la disparition de l’enfant de 9 ans.
Après une première tentative infructueuse de retrouver l’enfant, Rufin Nkoma avait été transporté d’urgence au Centre Hospitalier Régional de Port-Gentil pour recevoir des soins. Quelques instants après son admission à l’hôpital de Ntchengué, son décès avait malheureusement été constaté.
A la demande de la famille et en accord avec le parquet de la République, une autopsie avait été pratiquée pour déterminer les causes du décès de Rufin Nkoma.
Désormais disponibles, les résultats de cet examen indiquent que la mort du chef de regroupement  est consécutive aux services corporels infligés par des villageois en colère.
Un fait qui a, pour ainsi dire, déclenché l’arrestation des six personnes identifiées dans la vidéo relayee sur les réseaux sociaux et dans laquelle on voyait le chef de regroupement, amoché et ligoté.
Après leur présentation devant le parquet de la République, le vendredi 1er août 2025, les présumés coupables ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Port-Gentil.
Une information judiciaire a été ouverte contre les prévenus par le juge d’instruction. Ils répondront, lors de leur comparution devant une Cour de justice, des coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Si pendant ce temps les recherches se poursuivent, il faut dire que les espoirs de la retrouver s’amenuisent. Car, au Gabon, les programmes de formation des agents chargés des enquêtes n’intègrent pas encore les dimensions liées au mysticisme. Ce qui limite leur capacité à traiter efficacement certains cas où des pratiques occultes sont en jeu, comme cela semble être le cas ici.

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