Délestages à répétition, coupures intempestives, véritable calvaire, c’est le supplice infligé par la SEEG

Au Gabon, l’électricité est devenue un luxe par moments. Depuis plusieurs semaines, les coupures d’électricité rythment la vie quotidienne des populations dans plusieurs villes du pays, notamment à Libreville, où les habitants doivent composer avec des délestages parfois longs et imprévisibles. Une situation qui alimente frustration, pertes économiques et interrogations sur la gestion du secteur énergétique.

Des coupures qui bouleversent le quotidien

Dans de nombreux quartiers de la capitale gabonaise, l’électricité disparaît sans préavis, parfois pour plusieurs heures, voire toute une journée. Les ménages sont les premiers à en subir les conséquences.

« On ne sait jamais quand le courant va partir ni quand il va revenir. Les aliments dans les congélateurs se gâtent et les enfants ne peuvent pas étudier correctement le soir », témoigne Mireille, habitante du quartier Nzeng-Ayong.

Pour les petits commerçants, la situation est encore plus préoccupante. Entre les pertes de marchandises et l’arrêt des activités, certains disent voir leurs revenus chuter dangereusement.

« Je vends des boissons fraîches et des produits congelés. Quand le courant coupe toute la nuit, je perds tout. On travaille à perte », déplore Arnaud, propriétaire d’une petite boutique dans le troisième arrondissement.

Les cybercafés, salons de coiffure, ateliers de soudure ou encore les restaurants sont également touchés. Beaucoup sont contraints de réduire leurs horaires ou de recourir à des groupes électrogènes, avec des coûts supplémentaires liés au carburant.

Les explications de la SEEG et du gouvernement

Face à la multiplication des coupures, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) évoque plusieurs facteurs : la hausse de la demande en électricité, des contraintes techniques sur certaines installations et des travaux de maintenance sur le réseau.

Le ministère de l’Énergie assure de son côté que des mesures sont en cours pour améliorer la production et stabiliser la distribution d’électricité dans le pays.

Mais ces explications peinent à calmer la colère des populations, qui dénoncent une situation récurrente depuis plusieurs années.

Pour de nombreux observateurs, la crise actuelle dépasse les simples pannes techniques. Elle met en lumière les faiblesses structurelles du système énergétique gabonais.

Dans certaines zones urbaines en forte expansion, la demande en électricité aurait largement dépassé les capacités actuelles du réseau.

« La croissance démographique et l’urbanisation rapide ont augmenté la consommation d’électricité, mais les infrastructures n’ont pas suivi au même rythme », analyse un spécialiste du secteur énergétique.

Cette situation oblige régulièrement les autorités à recourir au délestage pour éviter l’effondrement complet du réseau électrique.

Un enjeu politique et social

Au-delà de la dimension technique, la crise de l’électricité prend progressivement une tournure politique. Dans un contexte où les attentes sociales restent fortes, les délestages répétés alimentent le mécontentement populaire.

Sur les réseaux sociaux, les critiques se multiplient contre la gestion du secteur énergétique et contre les promesses non tenues d’amélioration du service public.

« L’accès stable à l’électricité est aujourd’hui un indicateur majeur de développement et de crédibilité de l’action publique », souligne un observateur de la vie politique gabonaise.

Dans un pays riche en ressources naturelles, beaucoup de citoyens disent ne pas comprendre pourquoi l’approvisionnement en énergie reste aussi fragile.

Des populations à bout

Face à cette situation, la patience des populations semble atteindre ses limites. Les habitants réclament des solutions durables plutôt que des mesures temporaires.

« On peut comprendre qu’il y ait des pannes, mais pas tous les jours. Trop c’est trop », lâche un habitant du quartier Akébé.

Pour de nombreux Gabonais, la résolution de la crise énergétique est désormais perçue comme une priorité nationale. Sans amélioration rapide, les délestages pourraient continuer d’alimenter la grogne sociale et fragiliser davantage la confiance entre les citoyens et les autorités.

En attendant des solutions concrètes, le quotidien des populations continue de se dérouler au rythme des coupures de courant, entre résignation et colère.



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Paul Essonne

Journaliste

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