BIOGRAPHIE de feu Emmanuel Ondo Methogo par Célestin Ndong Ngoua

Né le 24 juin 1946 de Methogo M’Ovono et de Nzang Nguema, feu Emmanuel Ondo Methogo grandit dans le moule protestant avant d’embrasser, avec conviction et fidélité, la foi catholique dont il demeura un pratiquant assidu. Son parcours, à la fois atypique et exemplaire, fut celui d’un homme forgé par l’effort, la rigueur et la persévérance.
Après ses études primaires effectuées successivement à l’école officielle de Bitam et à celle de Tchimazock, sous la protection de son oncle Nnang Engo qui lui inculqua les rudiments de l’écriture et le sens de la discipline, il obtient finalement son Certificat d’Études Primaires Élémentaires à l’école d’Ayananga. Il réussit ensuite le concours d’entrée au Collège Moderne d’Oyem.
Renvoyé pour indiscipline et esprit frondeur, il est rappelé par sa mère à Bitam. Il sera alors pris en charge à la mission catholique de Mimbang par les Pères Ozouf et Nicolas, qui l’orienteront quelques années plus tard vers le collège catholique d’Angone.
Il poursuit ensuite sa scolarité à Libreville, au Lycée Technique National, sous l’encadrement attentif de ses oncles paternels, Assoumou Mintogo Antoine de Bileossi et Jean Ovono Essono. Ce dernier jouera d’ailleurs un rôle déterminant dans son départ pour la France. Il y obtient le baccalauréat, qui lui ouvre les portes des universités d’Orléans, de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de Sciences Po (Institut d’Études Politiques de Paris). Rue Saint-Guillaume. C’est au sein de cet auguste institut qu’il décroche une maîtrise en sciences économiques et en finances publiques.
De retour au Gabon en 1974, il est présenté au Président de la République par Jean Ovono Essono. Impressionné par la qualité de sa formation universitaire, le Chef de l’État décide de l’affecter au ministère des Finances.
Durant cette période, il bénéficie également des conseils avisés des anciens, parmi lesquels son oncle paternel, le Révérend feu Pasteur Nnang Essono, ancien Président de l’Église Évangélique du Gabon.
Intégré dans la haute administration, il connaît une ascension remarquable. De 1975 à 1987, il occupe successivement les fonctions de chargé d’études à la Direction Générale de l’Économie, Directeur Général adjoint de l’Économie, Directeur Général de l’Économie, puis Conseiller du Ministre des Finances, du Budget et des Participations.
De 1987 à 1990, il est Conseiller du Président de la République chargé des questions économiques et financières ainsi que des relations avec les organismes financiers internationaux. Il devient ensuite Secrétaire général du ministère des Finances, du Budget et des Participations, cumulant ces fonctions avec celles de Président du Conseil d’administration de HEVEGAB.
Doté d’un sens affirmé du commandement et d’un profond altruisme, il est introduit dans le cercle politique avec l’appui du Président de la République et le soutien déterminant de Simon Essimengane, considéré comme son parrain politique.
À l’aube du pluralisme politique consécutif à la Conférence nationale de 1990, et après avoir été écarté du PDG lors du Congrès de la même année, il est présenté comme candidat indépendant affilié au PDG dans une circonscription réputée acquise à l’opposition (RNB et MORENA).
Malgré un contexte particulièrement hostile, il remporte brillamment l’élection et devient l’un des deux députés du PDG de la province du Woleu-Ntem lors de la 8ᵉ législature (1990-1996).
Cet exploit lui ouvre les portes du gouvernement.
En janvier 1991, dans le Gouvernement d’Union Nationale formé au lendemain de la Conférence nationale, il est nommé Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural. Il ne quittera plus la sphère gouvernementale pendant de longues années, occupant successivement les portefeuilles de la Planification, de l’Économie et de l’Aménagement du territoire, ainsi que celui de l’Agriculture et de l’Élevage à plusieurs reprises.
À la faveur du réaménagement de l’équipe gouvernementale dirigée par le Dr Paulin Obame Nguema en 1994, il est élevé au rang de Ministre d’État.
Le 23 janvier 1999, il accède aux hautes fonctions de Vice-Premier Ministre, d’abord chargé de la Justice, de la Solidarité nationale et du Bien-être, puis de l’Aménagement du territoire. À ce titre, il pilote avec rigueur et conviction la Commission interministérielle des fêtes tournantes du 17 août. Il devient par la suite Président du Conseil National de la Communication. 
Avant de nous quitter le 11 février 2026, il avait achevé sa carrière politique en qualité de Sénateur du département du Ntem.
Bien qu’élu de Bitam, il nourrissait l’ambition de faire d’Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, une ville moderne et dynamique, capable de rivaliser avec Mengomo, en Guinée équatoriale, engagée dans une modernisation accélérée portée par le boom pétrolier.
Grand Officier de l’Ordre de l’Étoile Équatoriale, Inspecteur général des Finances, époux et père d’une nombreuse famille, Emmanuel Ondo Methogo était également un passionné d’agriculture. Il ne passe rarement un week-end sans se rendre dans ses plantations de Bitam ou de l’Estuaire, trouvant dans la terre et le travail rural un équilibre et une source constante d’inspiration.
Ainsi s’éteint un homme d’État, un bâtisseur et un patriarche, dont la vie aura été un long engagement au service du Gabon et des siens.
Présentée par Célestin Ndong Ngoua


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Paul Essonne

Journaliste

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