Une affaire présumée de falsification de feuilles de route destinées à l’évacuation de grumes suscite des interrogations au sein des populations du premier siège du Komo-Kango. Depuis le 19 octobre dernier, cette situation met en cause la gestion de la forêt communautaire du Komo-Kango et ravive les tensions autour de ses responsables.
Selon les informations rapportées, J M N, présenté comme l’ancien président de la forêt communautaire, et T N N, présenté comme l’ancien responsable d’exploitation de la société ATI Bois, se seraient rendus à la Direction provinciale des Eaux et Forêts de l’Estuaire, située à STFO, dans le but de faire signer des feuilles de route pour l’évacuation de quatre grumiers. L’origine des grumes concernées serait, à ce stade, inconnue.
D’après les mêmes informations, l’un des intéressés aurait été en possession du cachet de l’association Awoga, tandis que l’autre aurait détenu celui de la société ATI Bois. Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu, marqué notamment par le vandalisme du bureau du responsable de ladite société, dont les auteurs ne sont pas identifiés à ce stade.
Une procédure engagée par les Eaux et Forêts
Estimant la démarche suspecte et potentiellement irrégulière, un agent des Eaux et Forêts, ayant le grade de commandant, aurait refusé de donner suite à la demande et procédé à la confiscation des documents présentés. Il aurait ensuite engagé une procédure afin que les personnes concernées puissent s’expliquer sur les faits qui leur sont reprochés.
Depuis lors, l’affaire alimente les discussions au sein des populations du premier siège du Komo-Kango, dans le canton Engong, où les interrogations se multiplient sur la gestion de la forêt communautaire et les conditions d’exploitation de ses ressources.
Par ailleurs, une demande de résiliation du contrat aurait été adressée à l’autorité préfectorale compétente ainsi qu’au commandant de brigade. Cette démarche viserait notamment à clarifier la situation administrative de la forêt communautaire et à prévenir d’éventuelles irrégularités.
La légitimité de la présidence en question
Un autre point de discorde concerne la légitimité de l’ancien président. Selon certaines sources, ce dernier n’aurait pas été installé dans ses fonctions par le préfet du Komo-Kango. Cette affirmation alimente les contestations relatives à son maintien à la tête de l’association et à l’utilisation du cachet de celle-ci.
Toutefois, ces allégations nécessitent des vérifications auprès des autorités compétentes et des responsables concernés. Les documents administratifs relatifs à la désignation du président, à la gestion de la forêt communautaire et à l’exploitation des grumes pourraient permettre de mieux établir les responsabilités.
Un premier dossier pour le nouveau responsable du cantonnement
Cette affaire constitue également un dossier sensible pour le directeur du cantonnement des Eaux et Forêts de Kango, récemment installé. Sa gestion pourrait être déterminante pour rétablir la transparence dans l’exploitation des ressources forestières et clarifier les responsabilités des différents acteurs.
Reste désormais à savoir quelle suite sera donnée à cette affaire et si les démarches engagées permettront de faire toute la lumière sur les faits rapportés.
En attendant des éclaircissements officiels, les populations espèrent que les autorités administratives et judiciaires compétentes établiront les faits et apporteront une réponse aux préoccupations liées à la gestion de cette forêt communautaire.

