L’Assemblée des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC) a adopté, mercredi à Libreville, de nouveaux textes organiques visant à moderniser sa gouvernance et à renforcer son cadre institutionnel. Cette 4e session extraordinaire a également été marquée par l’adhésion de São Tomé-et-Príncipe à l’organisation régionale, selon Agence gabonaise de presse (AGP).
Les représentants des autorités de régulation des télécommunications des pays membres ont validé les nouveaux statuts, le règlement intérieur et le règlement financier de l’organisation. Ces instruments doivent permettre à l’ARTAC de mieux s’adapter aux mutations du secteur des télécommunications et du numérique, tout en consolidant la coopération entre les régulateurs de la sous-région.
Présidant la cérémonie de clôture, le président exécutif de l’ARTAC, Christian Katende, a salué l’engagement des États membres dans ce processus de réforme institutionnelle.
« Nous dotons notre assemblée d’un cadre juridique solide, moderne et adapté aux mutations rapides du secteur », a-t-il déclaré, mettant en avant la portée des décisions prises pour l’avenir de l’organisation.
L’intégration de São Tomé-et-Príncipe constitue l’autre fait marquant de ces assises. L’autorité de régulation de ce pays, représentée par l’Autorité générale de régulation (AGAR), rejoint ainsi l’organisation régionale. Cette adhésion devrait favoriser le partage d’expériences et contribuer à une meilleure harmonisation des cadres réglementaires en Afrique centrale.
Pour les responsables de l’ARTAC, cet élargissement représente une avancée dans la dynamique d’intégration numérique régionale, à l’heure où la transformation digitale impose une coopération accrue entre les institutions chargées de réguler les communications électroniques.
Christian Katende a également exprimé sa reconnaissance au gouvernement gabonais et à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP Gabon) pour leur contribution à la tenue de ces travaux à Libreville.
Au-delà des décisions institutionnelles, les participants ont insisté sur la nécessité de traduire les résolutions adoptées en résultats concrets. Ils ont notamment appelé à la mise en œuvre effective des feuilles de route élaborées par les six groupes de travail permanents.
L’enjeu est désormais de faire de ces réformes un levier de coopération renforcée et de développement du numérique, au bénéfice des populations et des économies de l’Afrique centrale.

