Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience, mercredi à Libreville, l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès. Les échanges ont notamment porté sur la coopération bilatérale, l’actualité française et les dernières décisions du conseil d’administration du groupe minier Eramet, selon un communiqué de la présidence gabonaise.
Au centre des discussions figurait la transformation locale du manganèse, une orientation stratégique pour le Gabon, qui entend davantage valoriser ses ressources naturelles sur son territoire. Selon la présidence, cette ambition vise à accroître la valeur ajoutée créée localement et à renforcer la contribution du secteur minier au développement économique national.
Cette perspective s’inscrit dans la volonté des autorités gabonaises de promouvoir une industrialisation davantage fondée sur la transformation des matières premières. Au-delà de l’exploitation minière, l’enjeu consiste à développer des activités industrielles capables de générer des retombées économiques durables pour le pays.
Les bénéfices attendus concernent notamment la création d’emplois qualifiés, le renforcement des formations professionnelles adaptées aux besoins des industries et l’émergence de nouvelles opportunités pour les entreprises locales. Une telle dynamique pourrait également favoriser le développement des compétences nationales et consolider les chaînes de valeur autour de la filière manganèse.
Les échanges ont également abordé les dernières décisions du conseil d’administration d’Eramet, groupe présent dans l’exploitation du manganèse au Gabon à travers sa filiale Comilog. Ce sujet revêt un intérêt particulier au regard de la place occupée par cette ressource dans l’économie gabonaise et des perspectives de transformation industrielle.
Cette audience témoigne de la poursuite du dialogue entre Libreville et Paris autour des enjeux économiques et industriels. Pour le Gabon, l’objectif demeure de faire évoluer les partenariats internationaux vers des investissements et des projets générateurs de valeur ajoutée, d’emplois et de perspectives pour la jeunesse.
La concrétisation de ces ambitions dépendra toutefois des projets industriels qui seront effectivement engagés, des investissements mobilisés et de la capacité des acteurs publics et privés à associer les entreprises nationales à cette dynamique de transformation.

