Alain Georges Moukoko a été officiellement installé, mercredi, dans ses fonctions de procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, avec pour ambition de renforcer l’efficacité de l’action publique, la célérité des procédures et l’exécution des décisions de justice.
Nommé à l’issue de la session du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) tenue le 16 septembre dernier à Port-Gentil, sous la présidence du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, le nouveau procureur général succède à Eddy Narcisse Minang.
La cérémonie d’installation s’est déroulée en présence du ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, du secrétaire général du ministère de la Justice, garde des Sceaux, Jacques Lebama, ainsi que de magistrats et de représentants des forces de sécurité.
Pour l’année judiciaire 2026-2027, Alain Georges Moukoko entend inscrire son action dans une dynamique de performance et de résultats concrets. Son programme repose sur trois priorités : « la célérité dans le traitement des procédures, la rigueur dans la conduite de l’action publique et l’effectivité de l’exécution des décisions de justice ».
Le nouveau procureur général a également insisté sur l’amélioration de la qualité des actes de procédure, le suivi rigoureux des enquêtes, le respect des délais légaux et la préservation des éléments de preuve. Il a, en outre, souligné l’importance d’une meilleure coordination entre les différents intervenants de la chaîne pénale.
Pour lui, la rigueur procédurale dépasse le cadre des formalités administratives. Elle constitue, selon ses propos, un pilier de la crédibilité de l’action publique, de la protection des droits des justiciables et du bon fonctionnement de la justice.
S’adressant aux forces de sécurité, Alain Georges Moukoko a appelé à une collaboration renforcée avec les parquets, fondée sur la coordination, la responsabilité et le respect des attributions de chaque acteur. Une synergie qu’il juge indispensable pour améliorer la conduite des enquêtes et garantir une meilleure application des règles de procédure.
Diplômé de l’École nationale de la magistrature en 2007, le nouveau procureur général a exercé comme procureur entre 2007 et 2016. Avant sa nomination, il occupait depuis 2024 les fonctions de premier président de la Cour d’appel judiciaire de Mouila.
Également engagé dans la défense de l’environnement, il est le président fondateur de l’Association des magistrats verts du Gabon. En 2015, son engagement dans la lutte contre la traite des enfants lui avait valu le prix Iqbal Masih.
Avec cette prise de fonctions, les attentes portent désormais sur la traduction de ces orientations en résultats concrets, notamment en matière de traitement des dossiers judiciaires, de respect des droits des justiciables et d’exécution des décisions de justice.

