AFREC–CEMAC- Banque Mondiale : vers un système régional d’information énergétique harmonisé

La réunion des experts ouverte ce lundi 21 septembre 2026 à Libreville vise à préparer la réunion ministérielle des 24 et 25 septembre consacrée au financement et à la mise en œuvre des plans d’action relatifs aux Systèmes d’Information Énergétique Nationaux (SIEN) dans les pays de la CEMAC.  La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence Léandre E BOULOUBOU, secrétaire général en charge de l’énergie au Gabon, du représentant d’AFREC, et de Nicolas BEYEME NGUEMA, Commissaire DPEMF, lequel a procédé à l’ouverture des travaux.

Les principaux objectifs sont : Harmoniser les données énergétiques des États membres de la CEMAC; Améliorer la collecte, le traitement, la validation et la diffusion des informations; Mettre en cohérence les systèmes nationaux avec un système d’information énergétique communautaire, puis avec le système continental de l’AFREC, Améliorer la disponibilité de données comparables sur l’électricité, les hydrocarbures, la biomasse, les renouvelables, les infrastructures, les prix, la consommation et les échanges et enfin mobiliser les ressources financières et techniques nécessaires à la mise en œuvre des plans d’action nationaux.

Le principal problème identifié

Les États disposent déjà d’un volume important de données énergétiques, mais celles-ci sont fragmentées entre administrations et opérateurs. Les différences de méthodologies, de nomenclatures et de procédures de validation rendent leur consolidation et leur comparaison difficiles.

Le projet cherche donc moins à créer une simple base de données qu’à mettre en place un dispositif institutionnel et technique durable.

Répartition envisagée des responsabilités

Le modèle présenté repose sur une articulation à trois niveaux : États membres → CEMAC → système continental AFREC

Les États restent producteurs et responsables de leurs données.

La CEMAC assure notamment les standards communs, la consolidation et la comparabilité.

L’AFREC apporte un appui technique et méthodologique et facilite l’intégration au dispositif continental.

Dimension stratégique

Le texte insiste également sur la souveraineté énergétique. La disponibilité de données fiables doit permettre aux États de mieux évaluer leurs ressources, leurs besoins, leurs déficits et leurs dépendances, afin d’améliorer la planification et de mieux défendre les intérêts régionaux dans les négociations internationales.

La mission de benchmarking à Alger, du 5 au 7 avril 2026, est présentée comme une étape préalable importante pour tirer des enseignements du fonctionnement du système africain d’information énergétique.

Résultats attendus

À l’issue des travaux, les experts doivent notamment produire : un rapport consolidé ; des plans d’action nationaux clarifiés et budgétisés ; un dispositif communautaire finalisé ; une feuille de route régionale assortie d’échéances et d’indicateurs de performance ; un projet de déclaration ministérielle pour la réunion de haut niveau des 24–25 septembre.

L’enjeu central de cette messe de la capitale gabonaise est de passer d’une information énergétique dispersée et hétérogène à un système régional intégré, comparable, financé et durable, tout en maintenant la responsabilité des États sur leurs propres données.





Assistant Edu Gabon

Paul Essonne

Journaliste

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