L’examen du projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°0008/PR/2026 du 26 février 2026 relative à l’attribution, l’organisation et fonctionnement de la Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne (CNDPC) se poursuit à l’Assemblée nationale.
Dans le cadre de cette procédure parlementaire, les députés procèdent-ils depuis lors à une série d’auditions des principaux acteurs concernés par cette réforme institutionnelle.
Ainsi, le vendredi 15 mai 2026, le tour est-il revenu à l’ancien Président du Conseil national de la démocratie (CND) et au 2e Vice-président du Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC) d’être face aux élus membres de la Commission des lois.
Une démarche qui répond à la volonté du Président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, de permettre une meilleure compréhension des enjeux et difficultés liés au fonctionnement du CND.
Empêché, le Président du CND, Me Séraphin Ndaot Rembogo, s’est fait représenter par son Vice-président, le Pr Jérôme Kwenzi Mikala, accompagné pour la circonstance de plusieurs responsables de l’institution.
Au cours de son audition, ce dernier a insisté sur la nécessité de renforcer les moyens alloués à cette institution afin de lui permettre d’assurer pleinement ses missions régaliennes.
« 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐬𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐨𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝é𝐬 à 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫é𝐠𝐮𝐥𝐞𝐫 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭. 𝐀𝐮𝐬𝐬𝐢, 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐯𝐢𝐬 é𝐦𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐝𝐞𝐯𝐫𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭-𝐢𝐥𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐮𝐧 𝐜𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭è𝐫𝐞 𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐟𝐢𝐧 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐚𝐦𝐢𝐧𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐞𝐧 𝐭𝐢𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐢𝐭 », a-t-il déclaré.
Selon Kwenzi Mikala, l’insuffisance des moyens matériels et financiers a largement contribué aux difficultés rencontrées dans l’accomplissement des missions assignées au CND, autrefois.
Dans la continuité de ces auditions, le 2e Vice-président du CESEC, Geoffroy Foumboula Libeka MAKOSSO, a également été auditionné, en sa qualité d’acteur majeur de la société civile, il a formulé plusieurs propositions visant à renforcer le caractère inclusif et participatif de cette future institution.
Pour lui, cette réforme traduit une évolution profonde de la gouvernance démocratique au Gabon.
« 𝐋𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭è𝐫𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐧’é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧é 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐨𝐫𝐝𝐨𝐧𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞. 𝐀𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢, 𝐢𝐥 𝐬’𝐚𝐠𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐬 𝐥’𝐞𝐱𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐢𝐬𝐬𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐫é𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐝𝐮𝐦. 𝐋𝐞𝐬 𝐆𝐚𝐛𝐨𝐧𝐚𝐢𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐡𝐚𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐝é𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐝é𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞. 𝐒𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐚 𝟓𝐞 𝐑é𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐚 𝐝é𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞 𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐦𝐚𝐢𝐬 é𝐠𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐜𝐢é𝐭é 𝐜𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞 », a expliqué, FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSA .
Poursuivant son argumentaire, il a indiqué que cette nouvelle orientation permettra au CNDPC de jouer un rôle de proximité auprès des populations.
« 𝐄𝐧 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐞 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐞 𝐂𝐍𝐃𝐏𝐂 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 é𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐨𝐩é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐮𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮’𝐚𝐮𝐩𝐫è𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭é𝐬 𝐫𝐞𝐥𝐢𝐠𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐢𝐧 𝐝’é𝐝𝐮𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 à 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝é𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 », a-t-il ajouté.
Le projet de loi poursuit actuellement son parcours législatif devant les députés, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de renforcer les mécanismes de participation citoyenne et de consolidation démocratique.
Source Assemblée Nationale.
Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞

