Le pagne fait son retour officiel dans l’administration gabonaise. Adopté en Conseil des ministres le 30 avril 2026, un décret impose désormais la tenue africaine chaque vendredi dans les services publics.
Pour Clay Martial Obame Akwe, cette mesure « n’est pas une simple décision. C’est une respiration. Un retour du rythme ancien dans le corps parfois oublié de l’État ». Longtemps cantonné aux cérémonies, « le pagne ne frappe pas à la porte : il entre, avec grâce, dans les couloirs feutrés de l’administration ».
« Combien de temps un peuple peut-il avancer en portant des habits qui ne racontent pas son histoire ? », s’interroge Clay Martial Obame. Sous « les vestons sombres, des cravates serrées, des mini jupes et robes, quelque chose s’était tu »
« Chaque vendredi s’annonce désormais comme une renaissance », écrit-il. Les boubous et abacosts africains déploient leur ampleur comme des ailes de mémoire, les tissus wax éclatent comme des fragments de soleil, le raphia retrouve la noblesse de ses origines. Ce n’est pas un simple changement de tenue : c’est une esthétique du retour, une poésie du visible. »
Sous l’impulsion du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, l’État ne fait pas qu’imposer une règle ; il ravive une flamme. La culture devient une présence vivante, qui se porte, se montre et se partage.
L’initiative pourrait relancer l’économie locale. Le raphia, matière humble et ancestrale, redevient promesse, note le journaliste. Dans les quartiers populaires, un nom ressurgit comme un écho du passé : la Sotega. L’ancienne société textile n’attendait-elle, elle aussi, qu’un signe pour renaître, portée par ce regain d’orgueil textile.
Ce « vendredi africain » se veut « une passerelle entre hier et demain, entre tradition et modernité ». Pour Clay Martial Obame Akwe, « porter africain devient alors un langage silencieux, une manière d’habiter le monde autrement : penser africain, créer africain, rêver africain ».
Il rappelle toutefois à étendre l’initiative au-delà de l’administration, « à l’image de la journée du drapeau ». « Une identité partagée ne saurait se limiter aux murs de l’administration ; elle doit circuler, vibrer, unir ».
« Au bout du compte, le pagne du vendredi n’est pas qu’un tissu. Il est un fil tendu entre les générations, entre les mémoires dispersées », conclut-il. « Et peut-être qu’en le saisissant, doucement mais fermement, le Gabon est en train de retisser ce qu’il n’aurait jamais dû laisser se défaire ».
Source Clay Martial Obame Akwe-Journaliste Essayiste in Echos des Matitis.
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