Nzenzele : « Le bac de la honte » et 110 km de pistes enclavent tout un district

Coupé du reste du Gabon par un bac colonial et 25 km de piste impraticable, les populations du district de Nzenzele dénoncent l’abandon et réclame des infrastructures. Dans une récente communication intitulé « Nzenzele coupé du Gabon », elles exigent un pont sur la Louetsi et la réhabilitation de 110 km d’axes routiers.
Pour accéder à Nzenzele, il faut emprunter le bac d’Idembé sur la Louetsi. Un ouvrage datant des années 60-70. « Il ouvre à 7h. Il ferme à 17h. Après 17h, Nzenzele n’existe plus », déplorent les habitants.
« À 16h, c’est la course contre la montre. Des familles, des malades, des commerçants roulent comme des fous pour ne pas dormir à la belle étoile », témoignent-ils. « Un district entier pris en otage par un horaire. »
25 km d’enfer et 100 km de détour 
Du bac jusqu’à Nzenzele, 25 km de piste non entretenue, avec des ponts détruits par le passage des grumiers. « Zéro taxi régulier. Zéro transport de marchandises. Les commerçants de Lebamba refusent de venir », expliquent les riverains. « L’économie de Nzenzele est asphyxiée par la boue. » 
Quand le bac ferme, il faut contourner par Bongolo : plus de 100 km de détour pour parcourir 25 km. « On nous vole notre temps. On nous vole notre argent. On nous vole notre dignité. »
110 km de pistes « où les espoirs meurent
Le district recense 110 km d’axes dégradés : Mabanga-Nzenzele, Nzenzele-Mbou-Lelolo, Lekindou-Lepoye, jusqu’à Rebe-Malinga. 110 km de pistes où les voitures s’embourbent et les espoirs meurent.
Les conséquences sont dramatiques : Une morsure de serpent à Nzenzele ? C’est une condamnation à mort. Pas de voiture pour évacuer vers le Centre Médical. Les enseignants affectés fuient, refusant de vivre coupé du monde.
Les forestiers pointés du doigt*
Les populations accusent les sociétés forestières : Elles passent avec leurs grumiers chargés de Kévazingo. Elles détruisent les ponts. Elles repartent. Elles ne réparent jamais. Et c’est la population qui paie.
Face à cette situation, les habitants de Nzenzele formulent quatre demandes :
1. Un pont sur la Louetsi à Idembé pour mettre fin au bac de la honte.
2. 25 km de route praticable en toute saison entre le bac et Nzenzele.
3. La réhabilitation totale de l’axe Nzenzele-Malinga, soit 110 km.
4. Obliger les sociétés forestières à refaire les ponts qu’elles détruisent.
S’adressant directement au Président de la République et au Ministre des Travaux Publics, le message est clair : « On ne développe pas un pays en oubliant des districts entiers. On ne parle pas de ‘Nouveau Gabon’ quand des Gabonais vivent encore à l’âge du bac des années 60 ».  
« Nzenzele n’est pas une île. Désenclavez-nous. Ou assumez que nous ne faisons pas partie du Gabon », conclut le texte. « La route, c’est la vie. L’enclavement, c’est la mort lente.


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