Affaire Bilie By-Nze : Guy Nzouba brise le silence et recadre le débat.

L’ancien président de l’Assemblée nationale et président du parti Les Démocrates, Guy Nzouba Ndama, est sorti de son silence le dimanche 26 avril. Dans un entretien accordé à l’analyste politique Jean Kevin Ngadi, il revient sur son retrait de la scène publique, ses relations avec Alain-Claude Bilie By Nze et sa lecture du climat politique actuel.
Interrogé sur son silence remarqué depuis les dernières élections législatives et municipales, Guy Nzouba Ndama assume : « Le silence en politique n’est pas toujours un vide, il peut être une méthode ». Il dit avoir choisi de ne pas s’inscrire « dans l’agitation permanente » des périodes de transition. « Parfois, observer permet de mieux comprendre les lignes de force qui se dessinent ».
Sur son absence aux concertations politiques initiées par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, il évoque « un choix de cohérence politique » et non un rejet. « Un président élu à plus de 94%, c’est un plébiscite. Lorsqu’un peuple vous accorde un tel niveau de confiance, il attend d’abord que vous mettiez en œuvre le programme sur lequel vous avez été élu », explique-t-il. Il estime que se concerter n’est pas une fin en soi, encore faut-il que cela corresponde à un besoin réel et à un moment politique cohérent.
Concernant ses relations avec Alain-Claude Bilie By Nze, Nzouba Ndama dément tout conflit. « Bien avant cette séquence, nous entretenions des relations régulières, faites d’échanges et de discussions », soutient-il, évoquant un certain nombre de valeurs et une compréhension commune de certaines réalités politiques. Il précise qu’il lui arrive de lui prodiguer des conseils.
Il revient sur le rendez-vous du 14 avril, à l’origine de nombreuses spéculations après l’arrestation de Bilie By Nze à proximité de son domicile. « C’est Bilie-By-Nze qui prend l’initiative du contact le mardi 14 avril », alors qu’il revenait de Koulamoutou. Un premier report proposé, puis un accord pour une rencontre vers 17h à son domicile de la cité Delta. Aux rumeurs selon lesquelles il aurait modifié l’heure ou le lieu, il répond : « Un rendez-vous se fixe à deux, jamais seul ».
Sur l’arrestation de Bilie By Nze, initialement liée à une créance avant une requalification pénale, Nzouba Ndama y voit « une continuité préoccupante ». Il cite les cas Opiangah, Arold Lekat et Bob Mengome, estimant que « tout cela participe d’un climat où la frontière entre le judiciaire et le politique devient parfois floue ».
À la question de la coïncidence entre le déplacement de Bilie By Nze et son interpellation, il évoque les « dispositifs d’observation » : « Les communications, les déplacements, les interactions sont connus dans une certaine mesure ». Il pose : « Pensez-vous réellement qu’un système qui fonctionne aurait besoin de moi pour interpeller quelqu’un ? »
« Je ne serai jamais l’indicateur de qui que ce soit »  
Accusé par certains activistes d’être en intelligence avec le pouvoir, il dénonce « une agitation alimentée par la recherche de visibilité ». « Le silence est souvent interprété comme une complicité, et la parole comme une opposition », regrette-t-il, affirmant n’avoir « jamais été et ne sera jamais l’indicateur de qui que ce soit ».
Il justifie son refus de répondre à chaque rumeur : « Répondre à chaque rumeur, c’est leur donner une existence qu’elles n’ont pas forcément ». « La responsabilité d’un homme d’État est aussi de savoir choisir ses moments de parole pour qu’ils aient du sens et de la portée ».
Sans imputer directement les dérives supposées au président Oligui Nguema, il rappelle que la perception d’un État repose aussi sur ce que vivent concrètement les citoyens. « Le chef de l’État gagnerait à être particulièrement attentif à certaines pratiques qui peuvent être perçues comme des dérives, notamment en matière d’interpellations jugées brutales ou insuffisamment encadrées. Dans un contexte où les partenaires internationaux observent de près les évolutions institutionnelles, la rigueur procédurale est essentielle », insiste-t-il.
Guy Nzouba Ndama dit vouloir désormais se concentrer sur le renforcement et l’implantation de son parti, dans une logique de structuration durable plutôt que d’intervention conjoncturelle ». Il conclut sur trois axes : « revenir aux faits plutôt qu’aux récits », « préserver la crédibilité des institutions par le respect strict des procédures », et rappeler que « dans un environnement chargé d’émotion et de suspicion, seule la constance dans les principes permet de rester debout ».
Source JKN.


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