« Gabon : Les nouveaux donneurs de leçons du 1er avril. » Par Clay Martial Obame Awe.

« Il y a parfois des spectacles politiques qui prêtent à sourire. Voir certains anciens responsables de haute échelle venir aujourd’hui donner des leçons de transparence, de gouvernance, de patriotisme et de démocratie ressemble à un exercice d’équilibriste sans filet.
    À écouter Alain-Claude Bilie-By-Nze lors de sa conférence de presse du 1er avril, on pourrait presque croire que le Gabon est devenu imparfait depuis le 30 août 2023. Comme si les difficultés du pays étaient nées du jour au lendemain.
Comme si ceux qui ont longtemps occupé les plus hautes fonctions de l’État n’avaient jamais eu leur part de responsabilité dans les maux qu’ils dénoncent aujourd’hui.
Le plus étonnant reste cette volonté de se présenter soudainement en gardien de la morale publique, alors même que le peuple gabonais garde encore en mémoire les années de promesses non tenues, de lenteurs administratives, de favoritisme, de marchés obscurs, de chômage massif et d’inégalités sociales.
     Sur la loi d’amnistie, certains veulent entretenir le doute, la peur et la suspicion. Pourtant, chacun sait qu’après les événements du 30 août 2023, le pays avait besoin de stabilité, de paix et de réconciliation. Il fallait éviter les règlements de comptes, les divisions inutiles et les tensions permanentes.
    Le Président Oligui Nguema a choisi le chemin de l’apaisement. Ceux qui réclament aujourd’hui des listes publiques cherchent moins la vérité qu’un prétexte pour alimenter les polémiques.
    Sur les marchés publics, les critiques paraissent tout aussi faciles. Oui, le recours au gré à gré existe. Mais dans quel contexte ? Celui d’un pays où les routes sont dégradées, où les hôpitaux manquent de moyens, où les écoles ont besoin d’être réhabilitées et où les attentes des populations sont immenses.
    Pendant des années, les lourdeurs administratives ont ralenti les projets. Aujourd’hui, les Gabonais veulent voir des chantiers avancer, des écoles sortir de terre, des routes être refaites et des infrastructures devenir visibles.
   Il est toujours plus simple de commenter les procédures que d’agir. Gouverner, ce n’est pas seulement parler ; c’est aussi décider vite lorsque l’urgence l’exige.
     Sur le dossier de Mbanié, certains semblent vouloir transformer une question de souveraineté nationale en sujet de campagne politique. Pourtant, chacun sait qu’une affaire aussi sensible ne peut pas être gérée à coups de déclarations tapageuses.
    La diplomatie exige parfois du silence, de la prudence et de la discrétion. Défendre les intérêts du Gabon ne signifie pas exposer chaque étape des discussions devant les micros et les caméras.
    Concernant le nouveau code de la nationalité, là encore, les critiques apparaissent excessives.  Dans la plupart des pays du monde, certaines fonctions stratégiques sont réservées aux nationaux de naissance.  L’armée, la magistrature, la sécurité ou certains postes de souveraineté ne sont pas des domaines ordinaires.
     Il ne s’agit ni d’exclure ni de stigmatiser qui que ce soit. Il s’agit simplement de protéger les intérêts fondamentaux de la nation.
   Quant à l’idée selon laquelle le retrait de la nationalité pourrait servir à réprimer des opposants, elle relève davantage du procès d’intention que de la réalité. Aucun État sérieux ne laisse sans encadrement des situations où les intérêts supérieurs du pays pourraient être menacés.
   Au fond, cette sortie politique révèle surtout le malaise d’une ancienne classe dirigeante qui peine à accepter que le Gabon soit entré dans une nouvelle phase de son histoire: le retour à la pleine souveraineté. 
Les Gabonais observent. Ils comparent. Ils se souviennent et s’en souviendront.
   Ils savent qui a gouverné pendant des années sans résoudre les problèmes. Ils savent aussi qui essaie aujourd’hui, malgré les difficultés, de remettre le pays sur des bons rails. 
    Le peuple n’attend plus seulement des discours. Il attend des résultats tels qu’ils sont palpables aujourd’hui en parcourant le pays. Et sur ce terrain-là, les nouveaux donneurs de leçons ont souvent plus de comptes à rendre qu’ils ne veulent l’admettre. »
Clay Martial OBAME AKWE, Journaliste essayiste.


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