Il est profondément inquiétant de constater qu’ à l’approche d’un nouveau gouvernement au Gabon, des actes de violence, des enlèvements et de crime de sang continuent de se produire dans le pays. Alors que les habitants du grand Libreville et ceux de l’arrière-pays pensaient que ce genre de pratique allait prendre fin au moment où les gabonais accèdent à la 5ème république, mais il n’en est rien, bien au contraire.
Certains individus, motivés par la recherche de l’ascension sociale ou d’un poste de responsabilité comme directeur général, secrétaire général ou ministre, malgré leurs niveaux intellectuels n’hésitent pas à commettre des crimes, parfois jusqu’au meurtre. Dans certains cas, ces personnes envoient même des messagers, moyennant de petites sommes d’argent, pour ôter la vie à d’autres, y compris des membres de leur propre famille.
Le récent assassinat du jeune Cameron, quelques jours après son enlèvement derrière l’hôtel de la CAN à Nzeng Ayong, dans le 6ème arrondissement de la commune de Libreville, illustre la gravité de la situation. Rien ne justifie la violence ou la perte de vie humaine, et la justice gabonaise doit impérativement faire toute la lumière sur ces actes. La vie de chaque citoyen doit être respectée, quel que soit le contexte ou la raison avancée, et il appartient aux autorités judiciaires de poursuivre ces criminels pour assurer la paix et la sécurité dans le pays.
Ce drame nous rappelle outrageusement l’affaire du jeune Rénaldi qui jusque là est classé sans suite, ce malgré, les rassemblements et autres marches. Le crime du jeune Cameron âgé de 13 ans n’est pas prêt de trouver son épilogue, en démontre les témoignages sans scrupule des présumés exécutants . Le commanditaire selon ces derniers raconte depuis son pays le Cameroun ne pas se reconnaitre dans cette affaire. Il va falloir que ce dernier rentre au Gabon afin d’être auditionné.
La famille du jeune Cameron reste inconsolable et réclame tout simplement que justice soit faite dans cette affaire.

