Un ressortissant ivoirien de 31 ans, Daouda, exerçant dans le domaine du transport en commun, a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Port-Gentil dans le cadre d’une affaire de viols présumés sur des jeunes filles lycéennes. Les éléments de la Police judiciaire l’ont mis en cause dans un présumé réseau de taximanes soupçonnés de viols sur des mineures.
Selon les enquêteurs, ce réseau opérerait aux abords de certains établissements scolaires, où ses membres observeraient et cibleraient des jeunes filles jugées vulnérables, avant de les conduire vers un même lieu pour y abuser d’elles. Daouda conteste les faits qui lui sont reprochés, affirmant que l’une des plaignantes, mineure, lui aurait initialement déclaré être âgée de 19 ans.
Cette affaire ravive le débat sur la protection juridique des mineurs et les situations de vulnérabilité auxquelles peuvent être exposées les jeunes filles de moins de 18 ans. Elle met également en évidence la complexité de certains dossiers, dans lesquels les déclarations sur l’âge peuvent être contestées.
La justice gabonaise suivra son cours et déterminera les suites à donner à cette affaire, dans le respect de la présomption d’innocence. L’occasion est donnée de rappeler l’importance de la prévention, de la sensibilisation et de la vigilance de l’ensemble des acteurs concernés pour protéger les mineurs.

