Les habitants du canton Nyè, situé au cœur du Woleu, tirent la sonnette d’alarme. Les routes de cette région sont dans un état catastrophique, isolant des villages entiers et rendant les déplacements extrêmement difficiles.
Selon des témoins et sources locales, la dernière grande campagne de travaux date de plus de vingt-cinq ans. Depuis, l’érosion, les intempéries et l’oubli institutionnel ont fait leur œuvre. Les pistes sont défoncées, les ponts sont inexistants ou en mauvais état, et les ouvrages de fortune ne résistent pas aux fortes pluies.
Les conséquences sont lourdes pour les habitants. Les écoles ferment ponctuellement lors des intempéries, les malades ne peuvent pas être acheminés rapidement vers les centres de soins, et l’économie locale est en souffrance. La hausse des coûts de transport et le ralentissement des activités commerciales accélèrent l’exode rural vers les centres urbains.
Les habitants du canton Nyè réclament un diagnostic technique complet, suivi d’un plan de réhabilitation des routes et des infrastructures. Ils demandent également transparence et calendrier des interventions, afin que les promesses ne se perdent pas dans les oubliettes de l’administration.
Malgré la présence d’un élu proche du président et président de la ligue des jeunes bâtisseurs, le canton Nyè semble avoir été oublié par les investissements récents. Le dernier chantier notable remontait à l’époque de l’ancien député indépendant Molière Eyi Engo.
Les habitants appellent à l’action, affirmant que si les élus restent silencieux, c’est le terrain qui finira par parler. Il est temps pour les autorités de prendre des mesures concrètes pour améliorer la vie des habitants du canton Nyè.
Source La Une W.

