Booué: ville aux antipodes du développement.

Booué, chef-lieu du département de la Lopé, est une ville qui a connu des jours meilleurs. Jadis, l’arrivée du Transgabonais avait propulsé la localité au rang de poumon économique de l’Ogooué-Ivindo, attirant de nombreux visiteurs et habitants. Cependant, au fil du temps, la ville a rencontré des difficultés pour se développer, et les populations locales peinent à trouver leur bien-être.
Sur le plan économique, malgré la présence de quelques entreprises exploitant le bois et les ressources naturelles, les retombées ne profitent pas suffisamment à la population. Les marchés construits pour écouler les produits locaux sont confrontés à une concurrence déloyale, ce qui handicape les commerçants.
Le transport urbain est également un problème majeur. Les habitants dépendent des « clandos » et de quelques cars de transport, mais il n’y a pas de société de taxis à proprement parler. Aux heures de pointe, les élèves sont contraints de marcher depuis la gare ferroviaire jusqu’au carrefour TP.
Le conseil municipal, dépourvu de moyens conséquents, a du mal à faire face à ces défis. L’école est également un secteur préoccupant, avec des effectifs pléthoriques et des classes confiées à des bénévoles non formés et non rémunérés.
La situation est encore aggravée par le manque d’éclairage public, ce qui rend la circulation nocturne inquiétante, et par les difficultés d’accès à l’eau potable, notamment dans la cité Setrag où l’eau courante est rare.
Il est urgent que les services publics prennent en compte les besoins de la ville de Booué dans le cadre de la décentralisation pour améliorer les conditions de vie des habitants.
Landry Ekomba Ndombe

Correspondant Moyen-Ogooué

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