« Si j’étais Ministre de la Santé, voilà ce que j’aurais fait. » Eric Boumi.

Mon mandat ne serait pas celui des promesses irréalistes, mais celui d’une règle simple et inaliénable : aucune vie ne doit être perdue par faute d’organisation, par négligence ou par pénurie. Ni faute d’eau, ni faute de lumière, ni faute d’ ambulance à l’heure. L’improvisation barbare doit céder la place à la dignité humaine.
I. Créer l’autorité inflexible qui protège réellement
La première révolution sera celle de la gouvernance. Je ne dirigerais pas tout, mais je ferais appliquer la loi par une entité dont la puissance et l’indépendance sont totales : une Haute Autorité de la Santé et du Médicament (HASM).
Cette nouvelle HASM sera le bras technique, la conscience scientifique et la main ferme de la nation. Son mandat est clair et sans appel :
 * Certification sans concession : Certifier strictement hôpitaux, laboratoires, pharmacies et cliniques.
 * Accréditation et Contrôle : Accréditer le corps médical, vérifier les pratiques en continu et sanctionner les abus avec célérité.
 * Sécurité des Produits : Valider rigoureusement médicaments, matériels et produits avant qu’ils ne touchent un seul patient.
 * Vigilance Sanitaire : Surveiller les risques, les pollutions environnementales et l’impact des projets industriels, assurant une protection proactive de la population.
 * Réactivité aux Crises : Répondre aux urgences, épidémies et crises sanitaires avec l’efficacité, l’autonomie et rapidité. Évitant les scandales comme ceux liés à la covid19.
Pour que le citoyen soit le premier régulateur, la HAS notera chaque établissement et publiera ses résultats en toute transparence.
Le Ministère conservera le rôle politique, financier et stratégique ; la HAS, elle, sera le gage de la qualité sur le terrain.
II. Mettre fin au Scandale des Urgences sans Secours
   Il est intolérable que l’appel à l’aide se heurte à un silence ou à une fatalité logistique. Pour en finir avec le scandale des urgences sans secours, j’introduirais la compétition au service de la vie.
Je libéraliserais immédiatement le service d’ambulances, ouvrant largement la porte aux PME locales. Ce marché serait encadré par un numéro unique, une régulation stricte et un système de remboursement simplifié par les organismes sociaux (CNAMGS et CNSS).
Le résultat ?
Une abondance de prestataires se disputant la rapidité et la fiabilité. En cas d’accident ou d’accouchement, chaque citoyen saura qu’il suffit d’appeler pour déclencher une réponse rapide. L’efficacité et la compétitivité remplaceront l’abandon, faisant de l’accès aux soins d’urgence un droit tangible plutôt qu’une loterie. De plus, création d’entreprises privées et d’emplois.
III. Équité Sociale et Accès Universel
    La maladie n’attend pas la fin du mois. C’est pourquoi je mettrai fin à la double peine qui voit des Gabonais, après avoir souffert physiquement, être séquestrés ou bloqués à l’hôpital faute de moyens financiers.
1. Le Guichet de la Solidarité Nationale
Désormais, tout patient sera pris en charge préalablement sans condition de règlement immédiat. Les hôpitaux ne seront plus des centres de collecte. Un Guichet Social sera créé dans chaque établissement pour évaluer la situation économique des patients les plus vulnérables. Ces dépenses sociales seront instantanément et directement reversées au compte du Fonds National de Solidarité (FNS), une entité que je créerai spécifiquement pour absorber et accompagner socialement les besoins des Gabonais en situation de pauvreté. La solidarité nationale prend le relais du désespoir individuel.
2. L’Impératif de l’Inclusion
L’accès aux soins doit être sans entrave pour tous. L’accessibilité à tous les bâtiments de santé pour les personnes âgées et à mobilité réduite cessera d’être une option pour devenir une obligation légale. Des rampes, ascenseurs et aménagements adéquats seront un impératif de certification, assurant que la dignité du patient commence dès la porte d’entrée de l’établissement.
IV. Le Retour aux Fondamentaux : Eau, Lumière, Oxygène
     Un hôpital sans eau, sans électricité stable, sans toilettes propres, sans oxygène, n’est qu’un bâtiment vide,  une coquille qui se moque de la souffrance.
Je rendrais ces fondamentaux obligatoires dans chaque structure de soins. Pour garantir leur pérennité, des contrats de performance engageants seraient établis avec les fournisseurs. Surtout, un tableau de bord public et mensuel affichera les données critiques : nombre de coupures, délais de réparation, qualité des infrastructures.
On ne progresse que sur ce que l’on ose mesurer au grand jour. Le financement public serait désormais strictement conditionné à l’atteinte de ces standards de dignité minimale.
V. Prévention et Anticipation : Protéger avant de Réparer
Un système de santé digne de ce nom ne se contente pas d’être un service de pompiers éteignant des incendies ; il doit être un rempart qui les empêche.
J’investirais massivement dans la prévention et l’anticipation :
 campagnes nationales d’éducation sur l’hygiène, la nutrition et les risques majeurs.
 * Surveillance active des maladies et réponse rapide aux premiers signaux.
 * Protection environnementale contre les pollutions et les risques industriels.
Parce qu’un pays sérieux protège avant de réparer.
Au fond, la santé n’est pas une faveur accordée, mais la première dette sacrée d’un État envers son peuple. Et si la vraie richesse de notre nation ne se mesurait non plus en barils de pétrole, mais en vies sauvées chaque jour avec dignité, équité et sans entrave ?
Eric Boumi
CONSULTANT


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