Le projet Gab-Pêche renforce la pêche artisanale avec un deuxième débarquement 2,5 tonnes de poissons

Le projet Gab-Pêche a franchi une nouvelle étape dimanche en procédant à son deuxième débarquement de poissons au Centre d’Appui à la Pêche Artisanale (CAPAL). Ce sont près de 2,5 tonnes de poissons qui ont été mises à la disposition de 68 mareyeuses gabonaises, selon une communication du ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue. Cette opération traduit la volonté des autorités de soutenir les acteurs de la filière et de renforcer l’approvisionnement local en produits halieutiques.

Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a salué l’engagement des pêcheurs et des mareyeuses impliqués dans le projet. Dans le même élan, il a annoncé l’octroi de 20 pirogues supplémentaires, destinées à accroître les capacités opérationnelles de Gab-Pêche. Le chef de l’État a également instruit la ministre Laurence Ndong à explorer les pistes pour doter le pays d’un navire de pêche hauturière, ouvrant ainsi la voie à une exploitation plus large et durable des ressources maritimes.

Porté par les plus hautes autorités, Gab-Pêche se positionne comme un instrument stratégique de la souveraineté alimentaire et économique du Gabon. En renforçant la pêche artisanale, le dispositif contribue à limiter les importations de poissons, à valoriser les ressources locales et à dynamiser les circuits commerciaux internes. Les mareyeuses, véritables relais du secteur, trouvent dans ce projet un moyen d’améliorer leurs conditions de travail et d’assurer une meilleure distribution des produits de la mer.

Au-delà de son impact économique immédiat, le projet incarne une vision durable de la gestion des ressources maritimes. En alliant soutien logistique, formation et encadrement, Gab-Pêche favorise l’intégration des jeunes et des femmes dans la chaîne de valeur halieutique. Ce deuxième débarquement vient confirmer la détermination des autorités à bâtir une filière solide, génératrice de revenus et respectueuse de l’environnement marin.

Paul Essonne

Journaliste

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