Deux sœurs en détention provisoire pour Kongossa.

Deux sœurs gabonaises, Wilma Marielle Bissala Nzoma et Eva Yolène Ndembi Bussougou, ont été placées en détention provisoire à la prison centrale de Port-Gentil pour diffamation. L’affaire concerne un message vocal diffusé par l’une des sœurs, accusant des femmes béninoises de vendre des gâteaux empoisonnés, et que l’autre a partagé sur les réseaux sociaux malgré une demande de ne pas le faire.
Selon l’article 283 du code pénal gabonais, la diffamation est un délit punissable d’un an de prison et d’une amende. Les autorités gabonaises semblent déterminées à prendre des mesures contre les auteurs de ces « kongossa » (rumeurs publiques) qui peuvent nuire à la réputation d’autrui.
Les deux sœurs devront comparaître devant une cour de justice pour répondre des faits de diffamation. Cette affaire montre que les autorités gabonaises prennent au sérieux les conséquences du « kongossa » et sont prêtes à appliquer les sanctions prévues par la loi.
Le « kongossa » est un terme utilisé au Gabon pour désigner les rumeurs publiques, le bouche-à-oreille et les commérages de quartier. Ce qui était autrefois considéré comme un simple bavardage inoffensif est désormais passible de sanctions pénales lorsqu’il porte atteinte à l’honneur ou à la réputation d’autrui.
Dans le cas de Wilma Marielle Bissala Nzoma et Eva Yolène Ndembi Bussougou, les deux sœurs ont été placées sous mandat de dépôt pour diffamation après que l’une d’elles a diffusé un message vocal accusant des femmes béninoises de vendre des gâteaux empoisonnés, et que l’autre a partagé ce message sur les réseaux sociaux malgré une demande de ne pas le faire.
Selon l’article 283 du code pénal gabonais, la diffamation est un délit punissable d’un an de prison et d’une amende pouvant aller jusqu’à un million de francs CFA. Les autorités gabonaises semblent déterminées à sévir contre les auteurs de ces « kongossa » qui peuvent nuire à la réputation d’autrui ¹.
Les conséquences du kongossa au Gabon :
  • Diffamation publique : un an de prison et une amende pouvant aller jusqu’à un million de francs CFA
  • Injure : des sanctions pénales peuvent également être appliquées même en l’absence de faits précis
  • Outrage envers les représentants de l’autorité publique : des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois ou plus en cas d’atteinte à une institution
Il est important de noter que ces sanctions s’appliquent à toutes les formes de communication publique, y compris les publications sur les réseaux sociaux, les messages vocaux et les discussions dans des lieux accessibles à un tiers
Source OMI.

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