Au cœur de son intervention, l’ex-chef du gouvernement s’est montré préoccupé par la question sensible de l’île Mbanié et des zones frontalières. Il a regretté le « silence » des autorités sur ce dossier stratégique et s’est interrogé sur l’absence de suivi par la commission compétente. « Le peuple gabonais veut savoir », a-t-il martelé, réclamant des réponses claires et une transparence accrue sur un sujet qui engage la souveraineté nationale.
Sur le plan politique, Bilie-By-Nzé a plaidé pour une rupture avec les pratiques anciennes, proposant une meilleure redistribution des candidatures à travers les provinces afin de dépasser les clivages régionaux. Il a également mis en avant les enjeux sociaux majeurs, notamment l’amélioration des conditions des retraités, la revalorisation des salaires et le traitement des 150 000 dossiers en attente dans la fonction publique. Il a en outre dénoncé les envois systématiques d’étudiants à l’étranger et plaidé pour une modernisation urgente du système de santé.
Dans cette perspective, l’ancien Premier ministre a suggéré l’extension de l’université Omar Bongo sur les sites de Plain-Oréty et de l’ancienne RTG, afin d’offrir localement des formations jusque-là dispensées à l’étranger. Enfin, il a annoncé qu’il ne sera pas candidat aux prochaines élections générales, tout en réaffirmant son engagement politique et sa volonté de continuer à contribuer au débat national sous d’autres formes.

