Etimboué: la jeunesse s’insurge contre les dérives politiques à l’UDB.

Lassée d’être reléguée au second plan, la jeunesse d’Etimboué réclame un réel changement de gouvernance locale et dénonce la reproduction des méthodes du Parti Démocratique Gabonais(PDG) au sein de l’Union des Bâtisseurs (UDB).
Dans une déclaration devenue virale, Jean Yves Onanga, est une fois de plus sorti de sa réserve. Dans des propos empreints de sincérité et d’indignation, il dénonce les dérives observées dans la gestion politique locale et appelle à une remise en question des pratiques héritées de l’ancien système.
<< Cette localité si chère à mon cœur mérite mieux >>, a-t-il lancé en dénonçant l’attitude des anciens cadres politiques, désormais ralliés à l’Union Des Batisseurs, mais qui continueraient , selon lui, à agir avec les réflexes et méthodes qui ont largement contribué à l’impopularité du PDG dans ses dernières années.
𝐔𝐧𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢é𝐞 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐝é𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧é𝐞.
Les jeunes d’Omboué et plus largement d’Etimboué partagent cette amertume. Après des années passées à accompagner les anciens dans leurs ambitions politiques, ils constatent aujourd’hui que ces derniers refusent à leur tour de les soutenir. <<Nous avons été présents à leurs côtés dès notre adolescence, pendant une grande partie de notre vie adulte, mais aujourd’hui, ils ne veulent pas nous accompagner dans nos propres projets >>, regrette un jeune militant local.
Pis, certains anciens, désormais candidats à des postes électifs sous la bannière de l’UDB, seraient plus enclins à instrumentaliser la jeunesse pour remplir des listes électorales, plutôt que de la considérer comme une véritable force politique à former, à guider, à encadrer.
𝐃𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐮𝐭𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐱 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐧𝐝𝐢𝐝𝐚𝐭𝐬.
Au cœur de la colère de la jeunesse : les manœuvres opaques dans le processus de désignation des candidats pour les prochaines échéances électorales.
Selon plusieurs jeunes leaders locaux, les anciens PDGistes ayant rallié l’UDB seraient à la manœuvre, reproduisant les vieilles pratiques clientélistes d’un autre temps.
<<Les magouilles font rage. Ce sont les mêmes visages, les mêmes méthodes. Et pourtant, ce sont eux-mêmes qui violent aujourd’hui les règles qu’ils ont contribué à établir dans le parti >>, dénoncent plusieurs jeunes militants. L’un des principes phares de l’UDB, l’inclusion, en particulier celle de la jeunesse, est systématiquement bafouée.
Au lieu d’ouvrir la voie à une nouvelle génération d’acteurs politiques, le parti semble perpétuer les logiques d’exclusion et de verrouillage que les populations pensaient révolues.
𝐕𝐞𝐫𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐮𝐩𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐠é𝐧é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞?
Ce mépris croissant a déclenché un sursaut générationnel. <<Nous ne voulons plus être de simples faire-valoir. Nous voulons être maîtres de notre destin. Nous sommes ceux qui vivent les réalités de notre territoire au quotidien, et nous exigeons d’être au cœur des décisions >>, martèle un porte-parole du mouvement Jeune d’Etimboué.
La menace est claire : si l’UDB persiste à reproduire les schémas politiques du PDG centralisation des décisions, exclusion des jeunes, clientélisme, manque de renouvellement, elle risque de perdre le soutien de la jeunesse. Et pas uniquement à Etimboué. Ce ras-le-bol pourrait faire tâche d’huile dans toute la province.
𝐔𝐧 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 à 𝐮𝐧 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐩.
Les jeunes d’Etimboué ne rejettent pas l’UDB en tant que projet politique. Au contraire, ils appellent à ce que ce nouveau parti se démarque véritablement de ses prédécesseurs. Cela passe nécessairement par une rupture franche avec les anciennes pratiques et une intégration sincère des jeunes dans les instances de décisions locales.
En somme, l’heure est venue pour l’Union des Bâtisseurs de faire ses preuves. Si elle veut incarner l’alternative qu’elle prétend être, elle devra écouter les voix montantes, donner leur chance aux jeunes, et prouver qu’elle n’est pas qu’un nouveau costume pour les vieilles habitudes politiques.
Source OMI.

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