Le Gabon en première ligne pour un traité mondial contre la pollution plastique.

Dans le cadre de la Semaine nationale de l’Environnement, le Gabon a réaffirmé sa volonté de lutter fermement contre la pollution plastique. À l’occasion d’une rencontre tenue le mercredi 04 juin à l’Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI), les autorités gabonaises ont plaidé pour l’adoption d’une réglementation mondiale contraignante, alors que les négociations internationales autour d’un traité global de gestion des déchets plastiques se poursuivent.

Le Secrétaire général du Ministère de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat, Delphin Mapaga, a pris la parole pour souligner l’urgence d’une action collective et ambitieuse. « Le Gabon souhaite que les États adoptent une résolution contraignante pour stopper la pollution par le plastique, soutenant ainsi une transition saine et durable », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de mesures fortes pour préserver les écosystèmes.

Les prochaines étapes de ce processus auront lieu à Genève, du 5 au 14 août 2025, où les délégués des pays membres se pencheront sur des articles cruciaux du futur traité. Ces discussions porteront sur l’élimination des plastiques dangereux (article 3), la conception éco-responsable et le recyclage obligatoire (article 5), ainsi que sur des mécanismes de financement adaptés (article 11) pour soutenir les efforts des pays en développement.

Le Gabon, aux côtés de plus d’une centaine de nations, défend la mise en place d’un cadre juridique strict, apte à mettre fin au modèle linéaire de production-consommation-déchets encore dominant. Ce modèle, jugé insoutenable à long terme, doit céder la place à une économie circulaire du plastique, fondée sur la réduction, la réutilisation et le recyclage.

En se positionnant en faveur d’un traité contraignant, le Gabon confirme son engagement pour une gouvernance environnementale responsable. L’instauration de normes universelles permettrait non seulement de freiner la pollution mondiale, mais aussi de garantir une transition équitable vers des pratiques durables, au bénéfice des générations futures.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *