Violences en milieu scolaire: Camélia Ntoutoume au lycée de Sibang.

Se pliant au traditionnel rituel hebdomadaire de levée des couleurs, le ministre d’Etat, ministre de l’Education Nationale, de l’Instruction Civique, chargé de la Formation Professionnelle, Camélia Ntoutoume s’est rendu le lundi 26 mai au lycée de Sibang dans la banlieue sud-est de la commune de Libreville, accompagnée d’une forte délégation des forces de l’ordre et de sécurité.
Saisissant cette occasion, la ministre en a profité pour sensibiliser les apprenants sur la récurrente question des violences en milieu scolaire.
Devant tout le personnel administratif, les enseignants, et le personnel d’encadrement, Camélia Ntoutoume a invité toutes les parties à jouer leurs partition dans la sensibilisation, l’éducation, et la surveillance. « La pédagogie c’est bien mais chacun doit y mettre du sien pour éviter le pire » a suggéré la ministre dans son exhortation. Les apprenants ont été invités à combattre toute forme de violences. « Vous êtes des ambassadeurs, ambassadeur de sa famille, ambassadeur de son quartier, de son village, ambassadeur de son établissement. Vous devez briller par vos résultats et votre comportement, soyez des dignes représentants de vos familles » a t-elle martelé.
L’heure est aujourd’hui à la véritable prise de conscience individuelle et collective, de la part des élèves, des enseignants et des parents d’élèves, via les Associations des Parents d’Elèves (APE ).
La venue du ministre de l’éducation nationale au lycée de Sibang intervient quelques jours après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo mettant en scène une élève dudit lycée entrain d’agresser une autre jeune fille moins âgée et totalement désarmée devant les acclamations et les encouragements de ses camarades. Un phénomène qui prend de l’ampleur dans les établissement scolaires du Gabon. Bien avant cela, une autre jeune fille du CES Léon Mba se faisait rouer de coup sous les regards et les flashs des androids de ses camarades. Faut-il continuer à sensibiliser sans pour autant prendre les mesures qui s’imposent n pareilles circonstances pour protéger les plus faibles?

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