L’élection du bureau de la Fédération gabonaise d’athlétisme (FGA), qui s’est tenue le 10 mai dernier au Palais des sports de Libreville, est désormais entourée de controverses. Le président sortant, Anaclet Mathieu Taty, a été réélu avec un score de 9 voix sur 10, mais des doutes subsistent quant à la légitimité de ce scrutin, entraînant des appels à son annulation.
Avant l’élection, des voix s’étaient élevées pour contester la candidature du président sortant, et la nouvelle ministre des Sports, Armande Longo Moulengui, est confrontée à la tâche de résoudre cette situation conflictuelle. Louis Martin Mananzambi Ogoula, président de l’Association pour la Promotion de l’Athlétisme au Gabon (APAG), a sollicité l’intervention de la ministre pour examiner un recours visant à annuler les résultats de l’élection et à relancer un processus électoral conforme aux principes démocratiques.
Pour étayer sa demande, Mananzambi évoque quatre points clés : Instrumentalisation du collège électoral : Il affirme que le collège électoral, censé être neutre, a été influencé la veille du scrutin par le président sortant et son trésorier, compromettant ainsi la neutralité de l’élection. Accessibilité des statuts et règlements : Il souligne que les documents essentiels pour garantir une élection équitable n’étaient pas accessibles aux membres ni à l’autorité de tutelle, ce qui constitue une violation des principes de transparence. Soutien implicite du ministère : Mananzambi dénonce le fait que, malgré son départ à la retraite, le président sortant bénéficie du soutien de certains anciens collaborateurs, biaisant ainsi le processus électoral. Il mentionne également le rejet sans suite d’une demande d’arbitrage introduite le 12 février, qui l’a rendu unique candidat. Résultats sportifs en déclin : Il fait état d’un recul des performances sportives sous la présidence actuelle, accompagnées de plaintes de la part des athlètes concernant l’absence de stratégie de développement et d’une exclusion des officiels techniques du CRD de Dakar et des universités des sports.
Face à ces accusations, la ministre des Sports devra agir pour mettre fin aux tensions au sein de la fédération et restaurer la confiance dans le processus électoral. La situation reste à suivre de près pour voir comment elle sera résolue.

