Un atelier sous-régional d’importance s’est ouvert ce mercredi à Libreville pour l’opérationnalisation du Réseau des Institutions Nationales Anti-corruption d’Afrique Centrale (RINAC). Ce rassemblement stratégique, organisé sous l’égide de l’Agence Gabonaise de Presse, marque une étape décisive vers la formalisation de la gouvernance régionale du réseau, avec pour ambition de renforcer la coopération entre les États africains face à la corruption.
Pendant trois jours, les représentants des institutions nationales anti-corruption vont plancher sur la structuration du RINAC. L’atelier permettra de définir ses organes décisionnels, d’installer ses dirigeants et d’élaborer un cadre institutionnel fonctionnel. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des rencontres fondatrices de 2004 et 2015, qui avaient entériné la base juridique du réseau tout en confirmant le Gabon comme siège officiel et président par intérim.
La cérémonie d’ouverture a rassemblé des personnalités influentes de la gouvernance publique. Nestor Mbou, président intérimaire du RINAC et actuel président de la Commission nationale de lutte contre la corruption du Gabon, a présidé les travaux. Il était entouré de figures telles que Seynabou Ndiaye Diakhaté, présidente du Conseil consultatif de l’Union Africaine contre la corruption, et Alain-Christian Iyangui, premier président de la Cour des comptes.
Dans une allocution empreinte de détermination, le ministre gabonais de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, a appelé les participants à une mobilisation collective. « Agissons ensemble pour éradiquer ce fléau qui entrave notre progrès », a-t-il déclaré, rappelant l’urgence d’une réponse unifiée face aux dérives de la mauvaise gouvernance.
À travers cet atelier, Libreville devient pour quelques jours le centre régional de la lutte anti-corruption. Les échanges visent à doter le RINAC d’un cadre de fonctionnement pérenne, garant d’une collaboration interétatique plus efficace. Ce processus devrait ainsi permettre aux États membres de mutualiser leurs efforts pour promouvoir l’intégrité publique et consolider les principes de bonne gouvernance à l’échelle sous-régionale.

