La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption Sainte-Marie, édifice emblématique de la capitale gabonaise, a été contrainte de fermer ses portes jusqu’à nouvel ordre. La décision a été rendue publique le 17 mai 2025 par un communiqué officiel signé de Monseigneur Jean-Patrick Iba-Ba, archevêque métropolitain de Libreville. Cette mesure exceptionnelle fait suite à la détérioration avancée du plafond de la cathédrale, dont une partie menace de s’effondrer.
L’archevêque a qualifié cette décision de « douloureuse mais nécessaire », évoquant un « danger imminent » pour la sécurité des fidèles et des visiteurs. Le risque d’un effondrement partiel du plafond constitue une menace suffisamment sérieuse pour justifier l’interruption de toutes les activités au sein de l’édifice. La hiérarchie ecclésiastique entend ainsi éviter toute tragédie en anticipant les conséquences potentielles de cette dégradation.
En attendant la réalisation des travaux de consolidation, qui devront être effectués « dans les règles », l’ensemble des célébrations et rassemblements religieux sont suspendus dans l’enceinte de la cathédrale. Cette décision marque une pause forcée dans la vie de cette communauté paroissiale, mais elle traduit également une volonté de responsabilité face aux enjeux de sécurité.
Cependant, pour assurer la continuité spirituelle des fidèles, des aménagements temporaires ont été mis en place. Les messes dominicales se tiendront désormais dans l’ancienne cathédrale et dans la cour du presbytère. En semaine, les célébrations auront lieu à la grotte mariale, permettant ainsi à la vie religieuse de se poursuivre malgré les circonstances.

