Oncle Didine: Hommage à un monument du cinéma Gabonais

Le Gabon pleure la disparition d’un géant de la culture nationale, Prince de Capistran, mieux connu sous son nom d’acteur Oncle Didine. Décédé ce dimanche 5 janvier à l’âge de 74 ans, à l’Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba de Libreville, Oncle Didine s’est éteint des suites d’une maladie. Son décès, d’abord perçu comme une rumeur, a été confirmé par Serge Abessolo, Directeur général de l’Institut Gabonais de l’Image et du Son (IGIS). L’acteur, souffrant depuis longtemps, espérait une stabilisation de son état de santé en vue d’une évacuation sanitaire à l’étranger.

Icône incontestée du cinéma gabonais, Oncle Didine a illuminé les écrans à travers une carrière riche et marquée par des rôles inoubliables. Avec plus de 29 films à son actif, il a marqué de son empreinte des œuvres majeures telles que Les années écoles, L’Auberge du salut ou encore Le Singe fou. Sa capacité unique à insuffler une profondeur humaine et une grande émotion à ses personnages l’a rendu incontournable, non seulement au Gabon mais également sur toute la scène cinématographique africaine.

Au-delà de son talent d’acteur, Oncle Didine a été un véritable ambassadeur du cinéma gabonais. À travers son art, il a contribué à faire rayonner la culture nationale bien au-delà des frontières du pays. Il a également joué un rôle de mentor pour la jeune génération de cinéastes et d’acteurs, inspirant par sa passion et sa persévérance. Son engagement à promouvoir le septième art gabonais a renforcé son statut de figure emblématique du patrimoine culturel national.

L’héritage laissé par Oncle Didine dépasse de loin ses performances à l’écran. Ses œuvres, riches en enseignements et en réflexions sur la société gabonaise, ont marqué la mémoire collective et continuent d’éduquer et d’inspirer. Par son travail, il a illustré l’importance du cinéma en tant que vecteur de transmission culturelle et en tant que miroir des réalités sociales et historiques.

En disparaissant, Oncle Didine laisse un vide immense dans le paysage artistique gabonais. Sa mémoire restera cependant vivante à travers les nombreuses œuvres qu’il nous lègue et les innombrables vies qu’il a touchées. Le Gabon, et plus largement le continent africain, perdent l’un de leurs plus grands artisans du cinéma, mais son influence perdurera, éclairant les générations futures.

Paul Essonne

Journaliste

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