Des filles-mères économiquement pauvres.

Selon une étude menée  par la fondation  la Colombe dans la commune de Libreville en 2015, notamment dans le troisième arrondissement il ressort que dans le quartier Dragon 78 filles-mères identifiées sans ressource et sans niveau d’instruction ont 123 enfants à charge. Au quartier jouxtant,  kinguélé, les  73 filles recensées ont 100 enfants à charge. Seules sept d’entre elles sont scolarisées. A Akébé-Likouala, les enquêteurs ont dénombré 75 filles-mères totalisants 203 enfants à charge. Treize seulement sont scolarisées. La preuve que la pauvreté est là.

D’après la fondation colombe, sur un échantillonnage de 560 filles  ont des enfants, alors qu’elles auraient dû suivre le cycle scolaire. Le fait que dans un seul arrondissement il y ait 560 filles  recensées prouve à suffisance que les autorités politiques ne s’intéressent pas à la problématique.

Revenant sur les chiffres de Kinguélé, sur les 73 filles recensées avec 100 enfants à charge, l’on compte 7 scolarisées, 66 non scolarisées, 2 ont le certificat d’études primaire et élémentaire (CEPE) et 13 louent une maison. Ce dernier point laisse entrevoir que pour faire face aux charges, il faut que les intéressées entretiennent des rapports extra-familiaux.

En effet, il n’est pas certain que les filles puissent compter sur l’aide des parents et les auteurs des grossesses. Suffisant pour comprendre qu’elles se livrent au plus vieux métier du monde afin de faire face aux charges ! Avec les mesures d’austérité l’on espère que la pauvreté sera éradiquée !



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Paul Essonne

Journaliste

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