Le trafic des biens culturels est une réalité en Afrique.

Le pillage et le commerce des biens culturels ne sont pas des faits nouveaux. Mais le marché de l’art s’étant considérablement développé durant les trois dernières décennies, le trafic des biens culturels s’est accru et les pillages sont toujours d’actualité.

Il y a toute une chaîne d’acteurs, depuis les petits pilleurs en passant évidemment par les marchands, les intermédiaires. Et au bout du compte, il y a les collectionneurs qui, parfois, ne sont même pas au courant de cette provenance illicite. Rappelons que lorsqu’un objet est sorti de son contexte, il perd toutes ses valeurs documentaires, historiques, sociales, identitaires pour ne revêtir qu’une seule valeur, la valeur financière. Ainsi, le trafic illicite de biens culturels, a des effets sur le patrimoine irréversibles, en plus de constituer une source de financement des activités terroristes. Ce trafic est considéré comme le troisième marché illicite et il se trouve de surcroît en pleine expansion. Les causes de l’extension inéluctable de ce trafic sont nombreuses : une augmentation de la demande d’objets archéologiques d’une part, due, entre autres, à l’engouement patrimonial des sociétés contemporaines, et, de l’autre, une explosion de l’offre, du fait des différents conflits qui ont secoué les pays exportateurs comme la Syrie, la Libye ou le Liban.

Comment combattre ce fléau peu spectaculaire mais aux conséquences très profondes ? Cette marchandisation des œuvres pillées prive les Africains de leur patrimoine, c’est-à-dire de l’accès à leur mémoire. Ce trafic lance un véritable défi aussi bien au droit international qu’aux organes nationaux en charge de la répression. Car on a la preuve aussi que le trafic des biens culturels, qu’il soit licite ou illicite, a des fondements historiques importants. La colonisation a contribué évidemment à faire déplacer de nombreux biens culturels que l’on retrouve dans des musées, notamment occidentaux, au sein de collections nationales. Ils sont inaliénables pour la plupart, en fonction évidemment des législations nationales.

Les difficultés aujourd’hui rencontrées dans la lutte contre le trafic de biens culturels tiennent moins à l’insuffisance du cadre international qu’à son application encore trop partielle. Les conventions internationales dans ce domaine n’ont pas été ratifiées par tous les États et leur mise en œuvre dans ceux qui y sont parties se révèle encore incomplète ou incorrecte.



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Serge Kevin Biyoghe

Rédacteur en Chef, Journaliste-Ecrivain, Sociétaire de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias), membre de la SGDL (Société des Gens De Lettres), membre du SFCC (Syndicat Français de la Critique de Cinéma), membre de l'UDEG (Union Des Écrivains Gabonais).

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