Affaire Kelly Ondo Obiang : Que fait-on de Frédéric Bongo et Etienne Massard Kabinda ?

Ce 1e juillet, la Cour spéciale militaire a rendu son verdict pour ce qui est de l’affaire du coup d’Etat manqué de janvier 2019. Le lieutenant Kelly Ondo Obiang, et ses collègues militaires, ont été condamnés à 15 ans de prison et à verser une amende de 31 millions de FCFA. Un verdict  qui a laissé un goût amer dans la bouche des Gabonais, qui s’attendaient à voir plus d’éclaircissement, suite aux propos de l’accusé, qui affirmait que c’est Frédéric Bongo le frère du chef de l’Etat qui voulait  organiser un putsch.

En effet, le verdict rendu  ce 1er  juillet par la cour militaire laisse penser qu’il y aurait eu des compromis, au sommet de l’Etat, pour éviter que l’affaire  ne puisse  éclabousser d’autres personnalités. Sinon, comment comprendre que, la sentence du ministère public qui avait requis la perpétuité pour les militaires à l’origine du putsch  de janvier 2019,  ait pu se transformer en une peine de 15 ans, moins  deux ans,  puisque les accusés ont déjà passé deux années en prison, autrement dit, il reste 13 ans de prison  aux militaires. De même,  les gendarmes qui avaient suivi le mouvement ont tous été acquittés comme l’avait requis le ministère public.

Des verdicts qui ne peuvent que susciter des interrogations,  d’autant plus que Kelly Ondo Obiang a affirmé  devant les magistrats qu’il voulait  empêcher un coup d’Etat dont l’instigateur n’était  autre  que Frédéric Bongo, l’ex-patron des services secrets et frère du chef de l’Etat, Ali Bongo. Pourquoi refuse-t-on d’écouter Frédéric Bongo et Etienne Massard Kabinda, ancien Ministre de la Défense au moment  du coup d’Etat ? Que cache ce refus du tribunal ? Frederic Bongo était-il l’instigateur dudit coup d’Etat ?

Frédéric Bongo, ancien patron des renseignements

Autant de questions qui taraudent l’esprit des gabonais, et mériteraient d’avoir des réponses. Surtout que,  les militaires ont été   radiés des effectifs de l’armée. L’on espère que l’avocat des accusés, Maître Moumbembe qui conteste le verdict du tribunal et qui a annoncé se pourvoir en cassation, pourrait expliquer aux gabonais, comment des personnes qui ont voulu faire un putsch  peuvent être condamnées  à une peine aussi  minimale.

Ikoundi Nguema

Journaliste

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