Contrôles intempestifs, parafiscalité, chevauchement des textes réglementaires dans les missions des administrations de contrôle, la non-mise à leur disposition des textes législatifs encadrant les amendes, dont la quasi-totalité est payée auprès des agents sur le terrain et non au trésor public, le tout sans quittance de justification. Tels sont les mobiles de la grève des commerçants qui ont fermé leurs boutiques et petits commerces dans la ville de Lambaréné.
C’est donc au cours d’un point de presse organisé dans un quartier de la ville au lendemain de leur mouvement de grève que, les membres du bureau du syndicat par la voix de leur vice président Claude François Emane et du Secrétaire général Lamine ont déclaré « nous savons que la fermeture d’un commerce impacte sur la population, mais ce n’est pas notre objectif. Nous voulons faire entendre aux autorités que les commerçants du Moyen-Ogooué vivent des situations difficiles auxquelles il faut trouver des solutions ». Plus loin, ils disent ne pas être radicaux, mais ils veulent qu’une décision définitive soit trouvée « Nous devons nous asseoir autour d’une table afin qu’on puisse régler ces maux qui minent le secteur du commerce. Nous voulons avoir une rencontre pédagogique qui nous permettra de prendre connaissance de nos droits et devoirs en s’appuyant sur les textes en vigueur. Ainsi, nous pensons qu’on ne peut résoudre cette crise par des intimidations et des discriminations ». Et pour terminer, le syndicat a révélé « aujourd’hui, le Ministère des Travaux publics a publié un communiqué en disant que la gestion du domaine communal, du domaine routier national ne sera plus du domaine des collectivités locales, mais à l’administration centrale. »
Ouvert au dialogue, le syndicat sollicite l’arbitrage du gouverneur de province Barnabe Mbangalivoua, la présence des autorités municipales et d’autres services compétents en la matière. Fort de cette rencontre, les boutiques pourront rouvrir. Comme on le voit, la crise sanitaire n’épargne personne en touchant même les commerçants. Toutefois, que les uns et les autres mettent de l’eau dans leur vin pour le bien-être de tous les migoveens

