Le déploiement des vaccins contre le Covid-19 n’est pas sans risques en Afrique.

L’Afrique est en pleine réalisation de sa plus grande campagne de vaccination, dans l’optique d’éradiquer le Covid-19. Ce sont donc, 49 pays africains qui utilisent les vaccins contre le Coronavirus, le tout pour 22 millions de doses de vaccin administrées.

Aussi, cette campagne de vaccination n’est pas à l’abri des risques et difficultés majeurs qui menacent les progrès fragiles réalisés par le continent. Entre autres problèmes, il y a les difficultés liées à l’approvisionnement, notamment les 40 pays africains qui dépendent des doses livrées par le canal du Covax et du Serum Institute of India. D’ailleurs l’OM déclare « À ce jour, seulement 1 % du 1,3 milliard de doses de vaccins contre le Covid-19 administrées dans le monde l’ont été en Afrique, contre 2 % il y a quelques semaines. Ensuite, il y a le problème lié au déploiement des vaccins qui a été exemplaire dans certains pays africains et huit d’entre eux ont déjà utilisé la totalité de leurs doses fournies grâce au Mécanisme Covax. Or, neuf pays ont administré moins d’un quart de leurs doses et 15 autres en ont utilisé moins de la moitié. Il y a bien sûr le problème lié à l’insuffisance des ressources financières car, la plupart des pays africains ont alloué des fonds pour couvrir le coût du déploiement du premier lot de vaccins, et certains pour atteindre tous les agents de santé. Cependant, les déficits de financement représentent une menace croissante au fur et à mesure que le nombre de personnes à atteindre augmente et que les zones à couvrir sont de plus en plus éloignées des grandes villes. Il y a le problème d’innocuité et réticences vis-à-vis des vaccins, car plusieurs pays africains ont suspendu ou interrompu le déploiement de leurs vaccins en raison de problèmes d’innocuité de ces derniers. En effet, la crainte d’effets secondaires indésirables rapportés en Europe et aux États-Unis a été à l’origine de la plupart de ces inquiétudes. Pour finir, il y a les perturbations des services de santé essentiels et de vaccination signalées par plus d’un tiers des pays africains. Les deux tiers de ces pays ont indiqué que la réaffectation du personnel pour assurer la prise en charge des personnes atteintes du Covid-19 était la principale cause de ces perturbations.

Rappelons que depuis le début de la pandémie, l’OMS assiste les pays africains dans l’évaluation et l’atténuation des raisons du déploiement limité des vaccins observé jusqu’à présent. Gageons que les Africains s’approprient toutes les orientations stratégiques et techniques pour limiter la propagation du Covid-19 et assurer leur relance économique.

Obone Flore

Journaliste

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