Les audiences et réunions avec les partenaires sociaux et économiques sont devenues rares, ces derniers mois à la Primature. La première personnalité de cette administration, Rose Christiane Ossouka Raponda, serait devenue plus active à l’extérieur que sur le territoire national.
A qui le chef d’Etat a-t-il confié la mission de s’occuper des questions sociales et économiques du pays ? Cette question vaut son pesant d’or, dans la mesure où, les grèves déclenchées dans les différentes administrations du Gabon ces derniers mois, ont du mal à trouver une issue favorable. Quand bien même, les Ministres responsables de ces administrations affirment être à la hauteur. La recrudescence des grèves et autres mouvements d’humeurs démontrent qu’il y a un véritable problème dans le règlement des conflits et autres grèves dans les administrations du pays.
Certains experts pensent d’ailleurs que, l’absence du Premier Ministre dans le pays, contribue à la persistance de ces mouvements d’humeur. Au Ministère des Eaux et forêts, à la Fonction publique, au Budget et à l’Education Nationale, le constat est le même, les administrations sont en ébullition. Y a- t-il un patron ou un chef dans ce gouvernement ? La réponse se trouve en République centrafricaine, au Niger, en Côte d’Ivoire, au Congo et au Tchad, ce sont les pays que le Premier Ministre a visité ces derniers mois.
Nommée pour relancer l’économie en pleine crise sanitaire, l’actuel chef du gouvernement, semble avoir des difficultés à régler les problèmes sociaux et autres grèves dans les administrations. Depuis plusieurs mois, les écogardes de l’ANPN, les étudiants et enseignants chercheurs de l’UOB, de l’USTM, les agents des régies financières, les personnes en attente de recrutement et intégration à la Fonction publique et le personnel du Ré-Ndama ne s’accordent plus les violons avec leurs différentes administrations de tutelle. Malgré la persistance des mouvements sociaux dans le pays, Rose Christiane Ossouka est toujours entre deux avions.
Des grèves et mouvements d’humeur qui perturbent le bon fonctionnement de l’administration depuis des mois. Il serait judicieux qu’un bilan sur le fonctionnement desdites administrations soit réalisé, pour apprécier le travail de chaque département ministériel.

